France

Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon soupçonne François Hollande de se porter candidat

Jean-Luc Mélenchon évoque dans une note de blog que François Hollande pourrait être candidat pour l’élection présidentielle de 2027, le désignant comme un adversaire à gauche. Les deux hommes se sont affrontés lors de la présidentielle de 2012, où François Hollande avait remporté l’élection et Jean-Luc Mélenchon avait terminé quatrième.


Ces deux hommes se connaissent parfaitement. Jean-Luc Mélenchon semble être convaincu que François Hollande souhaite se présenter à l’élection présidentielle. Cela transparaît dans une note de blog où il semble désigner l’ancien président socialiste comme son adversaire à gauche pour 2027. « François Hollande peut exulter. Le refus du PS de voter la motion de censure déposée par LFI (après une tentative pour faire un dépôt commun) finit de souligner le changement d’alliance du parti mené sous sa conduite », écrit le dirigeant de La France insoumise.

Le fondateur de LFI, qui ne cache plus ses ambitions pour un quatrième mandat présidentiel, se prépare à affronter un autre candidat de gauche, plus modéré, au premier tour de l’élection de 2027. Il considère que l’ancien président de la République serait un bon adversaire, en raison du rejet qu’il suscite parmi certaines franges de la gauche.

Dans sa note de blog, Jean-Luc Mélenchon accuse François Hollande, qui ne préside plus le PS, d’avoir influencé la ligne du parti pour amener les socialistes à voter pour le budget de la Sécurité sociale ou à refuser de soutenir la censure.

François Hollande « a suivi sa méthode de toujours : injecter le poison par petites doses continues, diviser ses concurrents et attendre la chute de son devancier », déclare encore le leader de La France insoumise, lui qui a été membre du PS et entretient une rivalité avec François Hollande depuis des décennies.

« Avec l’effondrement de Glucksmann, il tient son créneau », continue Jean-Luc Mélenchon, en précisant : « L’espace qu’il vise est là, bien clair : tout le ‘centre-gauche’ capable d’une ‘grande coalition’ sous son autorité. Revenu à l’Assemblée sous l’étiquette NFP, il a habilement laissé à l’inconsistant Faure et Guedj le sale boulot de la rupture avec LFI dans toutes les élections sous le slogan pas de LFI ‘ni au premier ni au second tour’. »

Les deux septuagénaires s’étaient opposés lors de l’élection présidentielle de 2012, où François Hollande avait remporté la victoire tandis que Jean-Luc Mélenchon, représentant du Front de Gauche à l’époque, avait terminé quatrième.