Affaire Instalingo : La libération de Chadha Hadj Mbarek est confirmée
La chambre criminelle près la cour d’appel de Tunis a confirmé le jugement de première instance rendu à l’encontre de tous les accusés dans l’affaire dite « Instalingo », à l’exception de la journaliste Chadha Hadj Mbarek, dont la peine d’emprisonnement a été abaissée de 5 ans à 2 ans avec sursis. Un collectif de la société civile a exprimé sa profonde inquiétude face à « l’état de santé critique » de la journaliste Chadha Hadj Mbarek, détenue depuis le 20 juillet 2023, estimant que « son état de santé nécessite une intervention médicale urgente et un suivi médical assidu dans des conditions sûres et humaines ».
La chambre criminelle près la cour d’appel de Tunis a confirmé le jugement de première instance concernant tous les accusés dans l’affaire dite « Instalingo », à l’exception de la journaliste Chadha Hadj Mbarek, dont la peine d’emprisonnement a été réduite de 5 ans à 2 ans avec sursis, comme l’a déclaré une source judiciaire à l’agence TAP.
La même source a précisé que la chambre criminelle a prononcé un non-lieu en faveur de la journaliste Chadha Hadj Mbarek suite aux accusations portées contre elle, qui la désignaient comme ayant voulu changer la forme du gouvernement, inciter à l’armement des citoyens les uns contre les autres, provoquer le désordre, le meurtre et le pillage sur le territoire tunisien, des infractions graves selon l’article 72 du code pénal.
Concernant les accusations de commettre un attentat contre la sûreté extérieure de l’État, la cour a maintenu la condamnation décidée en première instance à l’encontre de la détenue, tout en ordonnant une réduction de sa peine d’emprisonnement de 5 à 2 ans.
Plus tôt mardi, un collectif de la société civile a exprimé sa vive préoccupation face à « l’état de santé critique » de la journaliste Chadha Hadj Mbarek, détenue depuis le 20 juillet 2023, estimant que « son état de santé nécessite une intervention médicale urgente et un suivi médical assidu dans des conditions sûres et humaines ».
Le collectif a également souligné que le droit à la santé et l’accès à un traitement médical approprié représentent « un droit fondamental » garanti par les législations nationales et les accords internationaux, indiquant que la poursuite de la détention de la journaliste dans ces conditions constitue une « menace sérieuse » pour sa sécurité physique.
Face à la détérioration de la santé de Chadha Hadj Mbarek, le collectif a exhorté les autorités compétentes à agir rapidement pour mettre en place des mesures permettant de protéger la vie et la dignité de la journaliste détenue.
Vendredi dernier, la chambre criminelle près la cour d’appel de Tunis avait décidé de reporter l’examen de l’affaire dite « Instalingo » à l’audience du mardi 13 janvier prochain, afin de permettre aux avocats de la défense de préparer leurs arguments en réponse aux interrogatoires adressés à leurs clients.
Les enquêtes menées dans le cadre de cette affaire ont ciblé des personnalités politiques, des hommes d’affaires, des membres des forces de sécurité, des journalistes et des blogueurs, tous répondant à une série de graves accusations stipulées par l’article 72 du code pénal.
Les accusations incluent, entre autres, la tentative de complot contre la sûreté de l’État, le changement de la forme du gouvernement, l’outrage au chef de l’État, l’incitation à l’armement des citoyens, la provocation au désordre, au meurtre et au pillage, ainsi que la commission d’attentats contre la sûreté intérieure de l’État.
En février 2025, la deuxième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné les accusés dans cette affaire à des peines de prison allant de 5 à 54 ans.
« Instalingo » est une société située à Kalaa Kebira (Gouvernorat de Sousse), spécialisée dans la création de contenu et la communication digitale.

