À Casablanca, le Village « This is Africa » accueillera la CAN 2025
Le Village « This is Africa » est installé au cœur de Casablanca et se positionne comme un point de convergence pour le public pendant la CAN 2025. Selon Mohamed Jouahri, « le Village constitue un prolongement culturel, populaire et vivant de la CAN 2025 ».
Tandis que la ferveur de la CAN 2025 s’empare des stades, Casablanca vit le football de manière différente, à hauteur d’hommes, de cultures et de rencontres. Sur la place Rachidi, le Village « This is Africa » ne se limite pas à accompagner la compétition ; il en prolonge l’âme, en capte l’énergie et la diffuse dans l’espace urbain. Ici, le ballon fait place aux rythmes, aux gestes et aux récits. Ce lieu, pensé comme une agora africaine à ciel ouvert, présente une Afrique plurielle, créative et en mouvement. Une Afrique qui se raconte et s’écoute, transformant la CAN 2025 en une expérience qui dépasse le cadre sportif pour devenir un moment de partage culturel et populaire.
Situé au cœur de Casablanca, le Village « This is Africa » s’est rapidement établi comme un point de convergence. Selon Mohamed Jouahri, directeur général de Casa Events & Animation, il incarne un espace où le football dialogue naturellement avec les expressions culturelles du continent. Plus qu’un simple lieu de retransmission, le site a été conçu comme une extension vivante de la compétition. « Depuis son ouverture, le Village constitue un prolongement culturel, populaire et vivant de la CAN 2025 », a souligné M. Jouahri, affirmant que l’objectif est d’offrir au public une expérience globale, capable de transcender le résultat sportif et d’inscrire l’événement dans le quotidien de la ville.
Cette dimension se traduit aussi par une forte vocation sociale. Le Village agit comme un espace fédérateur, où le sport sert de levier de rapprochement. « Le football sert ici de prétexte positif pour mettre en lumière les richesses africaines et renforcer le sentiment d’appartenance », a-t-il ajouté. La diversité des publics est d’ailleurs l’un des aspects marquants du site. Jeunesse africaine, diasporas, familles casablancaises et visiteurs étrangers s’y rencontrent dans une atmosphère inclusive. Ce brassage humain donne tout son sens à la notion de dialogue interculturel portée par le projet.
Sur le plan organisationnel, un système de paiement sans espèces a été mis en place pour fournir des données fiables sur les retombées économiques générées par les artisans, restaurateurs et exposants. Ce dispositif permet également de suivre la durée moyenne de visite, les flux de fréquentation et les niveaux d’activité des stands partenaires. Ces indicateurs, a conclu M. Jouahri, témoignent d’une forte mobilisation des acteurs africains et d’une dynamique positive pour l’économie créative locale et continentale, malgré des conditions météorologiques parfois difficiles, comme le vent, la pluie et le froid.
Sur le terrain, cette vision prend forme dans une scénographie vivante et structurée. Alseny Camara, participant au village, a souligné la richesse de la programmation. « Le Village réunit des stands de plusieurs pays africains, avec de l’artisanat, de la gastronomie et des animations culturelles. Chaque journée est rythmée par des événements pensés pour faire découvrir la diversité du continent », a-t-il expliqué, étant originaire de la République de Guinée.
Au fil des allées, l’artisanat raconte des histoires anciennes. Mikael, exposante venant du Mali, présente des objets façonnés selon des savoir-faire transmis de génération en génération. « Chaque pièce a une âme. Les visiteurs posent des questions, cherchent à comprendre. Ce n’est pas seulement un acte d’achat, c’est un échange », a-t-elle confié dans une déclaration à la MAP. Plus loin, le bois sculpté attire les regards. Un exposant gabonais expose des œuvres inspirées des traditions de son pays, où chaque forme porte une signification. « Ces sculptures parlent de notre rapport à la nature et à nos ancêtres. Le Village est une occasion rare de partager cette culture avec un public aussi large », a-t-il souligné.
Malgré des conditions climatiques parfois éprouvantes, la dynamique reste porteuse pour l’économie créative. Le Village offre une vitrine concrète aux artisans et restaurateurs de plus de vingt pays africains, tout en renforçant la visibilité des industries culturelles locales et continentales. La programmation artistique, quant à elle, entretient un mouvement permanent. Concerts, défilés, jam-sessions et performances s’enchaînent, transformant la place Rachidi en scène ouverte. Ici, la fête ne s’interrompt pas ; elle se module, se réinvente et s’adapte au tempo de la CAN.
Enfin, une série de festivals thématiques ponctue la vie du Village. Dédiés au patrimoine, aux musiques actuelles ou aux diasporas, ces événements entretiennent l’effervescence et rendent hommage aux différentes nations africaines. À la place Rachidi, le football a trouvé un nouveau terrain d’expression. Un espace où l’Afrique se raconte autrement, dans le mouvement, la création et le partage, fidèle à l’esprit d’une CAN qui, à Casablanca, se vit aussi hors des stades.
Par Karima El Othmani (MAP)

