Belgique

Un collectif antifasciste s’oppose à Bruxelles au projet de loi Quintin.

Le rassemblement a été maintenu malgré l’annulation de la conférence à laquelle Bernard Quintin devait participer. La CAB exige l’annulation immédiate du projet de loi approuvé par le gouvernement fédéral à la mi-juillet, tout en soulignant que « ce type de projets » reflète des idées d’extrême droite.


Le rassemblement avait été initialement organisé en réponse à la tenue d’une conférence à laquelle Bernard Quintin devait prendre part, sur invitation du club d’affaires B19.

Bien que cette conférence ait été annulée, la manifestation a été maintenue. L’Institut fédéral des droits humains (IFDH) et le Conseil d’État avaient émis un avis défavorable et formulé des réserves concernant le projet de loi, approuvé par le gouvernement fédéral à la mi-juillet.

Bernard Quintin a déjà annoncé qu’il modifierait l’avant-projet en tenant compte des avis reçus. Les membres de la CAB exigent l’annulation immédiate du projet de loi. « Cette loi existe déjà au Royaume-Uni et en France, et est totalement arbitraire. Le grand danger est que le gouvernement puisse dissoudre sans intervention judiciaire des associations qui émettent des critiques », a déclaré la CAB.

« Le Conseil d’État a rendu un avis négatif, ce qui est une petite victoire pour nous, mais la loi ne sera pas abrogée pour l’instant. Cette démarche d’extrême droite est une tactique du MR visant à neutraliser la résistance démocratique et à restreindre le droit de manifester. »

La CAB demande également le retrait du projet de loi relatif aux perquisitions domiciliaires chez les sans-papiers. « Avec ce type de projets, le gouvernement de l’Arizona suit des idées d’extrême droite, ce qui est absolument scandaleux », estime la CAB.