France

Dans une première depuis 80 ans, plus de décès qu’en 2025.

En 2025, la France a enregistré 651.000 décès, soit une hausse de 1,5 % par rapport à 2024, tandis que 645.000 bébés sont nés, soit 2,1 % de moins qu’en 2024. L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’est établi à 1,56 enfant par femme en 2025, son niveau le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale.


La natalité en France connaît une baisse rapide et sans précédent. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le pays a enregistré en 2025 un nombre de décès supérieur à celui des naissances. Selon l’Institut national de la statistique (Insee), le solde naturel de la population est désormais négatif, bien que la population continue d’augmenter légèrement grâce à l’immigration.

En 2025, la France a dénombré 651.000 décès, ce qui représente une augmentation de 1,5 % par rapport à 2024. Cette hausse est en partie attribuée à une épidémie de grippe hivernale « particulièrement virulente en janvier ». Elle est également due à l’arrivée à des âges élevés des générations importantes du baby-boom, qui est liée à une tendance de fond.

Des naissances en déclin

Parallèlement, 645.000 bébés ont vu le jour l’an dernier, soit une baisse de 2,1 % par rapport à 2024. Ce chiffre représente le plus faible total de naissances annuelles enregistré depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour la quatrième année consécutive. Par rapport à 2010, « année du dernier point haut des naissances », la chute atteint 24 %. En conséquence, le solde naturel de la population, c’est-à-dire la différence entre naissances et décès, affiche un déficit de 6.000 personnes. Ce solde était encore positif de près de 200.000 personnes en 2015.

La diminution du nombre de naissances s’explique par une baisse de la fécondité, qui correspond au nombre d’enfants par femme. En 2025, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’établit à 1,56 enfant par femme, après avoir été de 1,61 en 2024. Ce chiffre est le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale et il diminue de façon continue depuis 2010, année où il atteignait encore 2,02 enfants par femme en France métropolitaine. « Ce qui frappe, c’est à quel point, en quelques années, le solde naturel a diminué en raison de la diminution rapide des naissances », a déclaré Sylvie Le Minez, cheffe de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee.