France

Colère des agriculteurs : le barrage de l’A64 levé, pas de vache au salon de l’Agriculture.

Le gouvernement a affirmé que les annonces déjà faites aux agriculteurs ne valaient « pas solde de tout compte » et que « le dialogue et les échanges continuent ». Environ 350 tracteurs sont attendus pour la mobilisation agricole mardi à Paris, avec 150 déjà entrés dans la capitale par la Porte Dauphine.

Le gouvernement affirme que le dialogue avec les agriculteurs va se poursuivre et prévoit de nouvelles annonces

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré que les annonces faites aux agriculteurs, à nouveau mobilisés mardi, ne constituent « pas solde de tout compte » et que « le dialogue et les échanges continuent ».

« Ce qui a été mis sur la table par le gouvernement n’est pas pour solde de tout compte, mais nous avons besoin de continuer à discuter », a affirmé Maud Bregeon sur TF1 alors qu’environ 150 tracteurs avaient déjà pénétré Paris à l’appel de la FNSEA dans le cadre d’une manifestation déclarée.

Aucun bovin ne sera présent au salon de l’agriculture 2026 à Paris, annoncent les organisateurs

Cette décision est prise en raison de la nécessité de contrôler l’épidémie de dermatose bovine.

Les agriculteurs annoncent qu’ils vont « lever le barrage » emblématique de l’A64

Les agriculteurs surnommés « Ultras de l’A64 », qui occupent un barrage sur l’autoroute Toulouse-Bayonne près de Carbonne (Haute-Garonne) depuis un mois, ont annoncé mardi leur intention de « lever le barrage », selon plusieurs représentants de ce mouvement agricole.

Après avoir négocié avec le préfet de Haute-Garonne sur les lieux, « nous allons lever le barrage », ont déclaré Benjamin Asna et Bertrand Loup, tous deux responsables des « Ultras de l’A64 », qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre. Les manifestants partiront « entre aujourd’hui et demain, le temps de tout ranger », a précisé M. Loup, alors que des échauffourées brèves ont eu lieu entre les forces de l’ordre et des manifestants qui souhaitaient regagner le campement pour le « nettoyer ».

Les agriculteurs de la FNSEA prêts à rester à Paris tant que leurs demandes ne seront pas « entendues »

Les agriculteurs qui ont manifesté mardi matin à Paris avec au moins 350 tracteurs ne quitteront pas les lieux tant que leurs demandes n’auront pas été « entendues », a averti un des vice-présidents du syndicat FNSEA, organisateur de ce mouvement.

« La révolte paysanne redémarre aujourd’hui et nous resterons ici jusqu’à ce que nous obtenions des réponses. Nous demandons à être reçus par le Premier ministre. Nous ne bougerons pas d’ici tant que nous n’aurons pas été reçus et entendus », a déclaré Damien Greffin, également responsable du syndicat pour le grand bassin parisien.

Environ 350 tracteurs sont attendus ce mardi dans la capitale

« Environ 350 tracteurs » ont été « recensés » pour la mobilisation des agriculteurs mardi à Paris, dont 150 sont déjà entrés dans la capitale par la Porte Dauphine, selon la préfecture de police de Paris peu après 7H00.

Ces tracteurs proviennent du Nord, de l’Eure-et-Loir, du Loiret et des départements de la grande couronne parisienne, a précisé la préfecture. Ils sont escortés par la police, qui ne rapporte aucun incident, et avancent en direction du quai d’Orsay où ils doivent se rassembler.

Les tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs sont entrés dans Paris

Une quinzaine de tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs sont entrés dans Paris mardi peu avant 06H00, a constaté une journaliste de l’AFP, représentant les premiers convois d’une centaine de tracteurs prévus dans la capitale.

Entrés par Porte Dauphine, les tracteurs, escortés par des camions de CRS, doivent parcourir de grandes artères de la ville, y compris l’avenue des Champs-Élysées, jusqu’à un rassemblement quai d’Orsay.

L’action est à l’initiative de la FRSEA Grand bassin parisien, une entité regroupant l’Ile-de-France et des départements voisins, pour exiger des « actes concrets et immédiats » en faveur de la souveraineté alimentaire. Cette mobilisation intervient quelques jours après les actions intenses de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne.

Introduction à notre nouveau direct

De nombreux agriculteurs français se sont à nouveau mobilisés ce mardi pour dénoncer les conséquences du traité commercial UE-Mercosur, ainsi que le poids des règles et normes jugées excessives qu’ils subissent, sans oublier les mesures gouvernementales imposées pour lutter contre l’épidémie de dermatose bovine nodulaire. Cette mobilisation, qui a débuté en décembre dans le Doubs puis en Ariège, avait déjà pris de l’ampleur la semaine dernière avec l’entrée de tracteurs dans Paris.