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OpenAI dévoile ChatGPT Health, interface pour lire les données médicales

OpenAI explique que plus de 230 millions de personnes posent chaque semaine des questions liées à leurs résultats, à leurs analyses ou à leurs données de bien-être. ChatGPT Santé a été lancé en 2026 pour créer un espace indépendant où l’utilisateur peut déposer ses analyses, ses ordonnances ou ses comptes rendus.


OpenAI souligne que la santé est l’un des sujets les plus fréquemment abordés sur son assistant d’IA, ChatGPT. L’entreprise indique que plus de 230 millions de personnes posent chaque semaine des questions concernant leurs résultats, leurs analyses ou leurs données sur le bien-être. Elle met en avant que ces échanges portent souvent sur des documents difficiles à interpréter, comme des PDF techniques, des notes médicales floues ou des données dispersées entre diverses applications.

Selon OpenAI, cette fragmentation empêche de nombreux utilisateurs d’avoir une vision d’ensemble. Les rapports s’accumulent, les montres connectées génèrent des chiffres isolés et les analyses arrivent sans explications immédiates, rendant ainsi la compréhension globale de sa santé particulièrement complexe.

ChatGPT Santé est présenté comme la réponse à ce phénomène, selon le développeur de l’outil. OpenAI a lancé cette nouvelle fonctionnalité en 2026 pour créer un espace autonome où les utilisateurs peuvent déposer leurs analyses, leurs ordonnances ou leurs rapports médicaux, et même lier leurs données quotidiennes telle que le sommeil ou l’activité physique. Cet outil regroupe ces informations et les reformule dans un langage accessible, une approche que le développeur considère comme un moyen de rendre compréhensibles des informations qui, jusqu’alors, étaient difficiles à saisir.

OpenAI précise avoir élaboré ce système avec des médecins de divers pays. Leur participation a permis d’identifier les formulations ambiguës et de définir les situations où l’utilisateur devrait consulter un professionnel. L’entreprise souligne également ce cadre en affirmant que « ChatGPT Santé n’est pas une alternative à une consultation médicale » et qu’il « sert uniquement à faciliter la compréhension, sans remplacer le diagnostic ».

La confidentialité est un aspect fondamental du service. ChatGPT Santé opère dans un espace distinct du reste de l’application. Les fichiers soumis ne se mélangent pas aux autres conversations et ne sont pas utilisés pour entraîner les modèles. OpenAI garantit que les données sont chiffrées et cloisonnées, mais la solidité de ces protections devra être vérifiée dans le temps, notamment pour des informations aussi sensibles que celles de la santé. Cette précaution est d’autant plus nécessaire que l’entreprise avait déclaré auparavant qu’elle ne fournirait plus de conseils médicaux dans ChatGPT, avant de créer un espace spécifiquement dédié à ces usages. Il reste à observer comment cette nouvelle section sera encadrée en pratique et jusqu’où l’outil ira face à des questions qui, inévitablement, relèvent du conseil médical.

Comment y accéder?

L’accès à ChatGPT Santé se fait progressivement, OpenAI commençant par un petit groupe d’utilisateurs avant d’élargir l’accès au fur et à mesure du déploiement. Pour y accéder, il est nécessaire de s’inscrire sur la liste d’attente mise en place par l’entreprise. Le formulaire officiel est disponible ici : https://openai.com/fr-FR/index/introducing-chatgpt-health/.

Une fois l’accès activé, un onglet intitulé « Santé » apparaît dans le menu de ChatGPT. L’utilisateur peut alors ouvrir cet espace et y importer ses documents médicaux, tels que des analyses ou des rapports de consultation. Il a également la possibilité de relier ses applications de santé déjà installées sur son téléphone, notamment Apple Santé, MyFitnessPal ou Function, permettant ainsi à ChatGPT d’interpréter automatiquement les données enregistrées.

OpenAI précise néanmoins que certaines fonctionnalités avancées, comme la connexion automatique aux dossiers médicaux des hôpitaux, ne sont disponibles que dans certains pays. Dans la plupart des régions, dont le Maroc, l’expérience repose pour le moment sur l’importation manuelle des documents ou la connexion aux applications compatibles.