Trump menace l’Iran de sanctions : « Décision définitive », avertit-il.
Donald Trump a annoncé via son réseau social, Truth Social, que « cette décision est définitive et prend effet immédiatement », précisant que les surtaxes concerneraient l’ensemble des échanges commerciaux entre les États-Unis et les pays visés. Selon une ONG, la répression en Iran a causé la mort de plus de 600 personnes.
C’est par le biais de son réseau social, Truth Social, que Donald Trump a divulgué cette information surprenante. « Cette décision est définitive et prend effet immédiatement », a-t-il indiqué, précisant que les surtaxes s’appliqueraient à l’ensemble des échanges commerciaux entre les États-Unis et les nations ciblées.
Cependant, aucun document officiel n’a été mis en ligne sur le site de la Maison Blanche, et le fondement juridique de cette initiative reste flou. La présidence américaine n’a pas donné suite aux demandes de précisions.
## La Chine en première ligne
Parmi les principaux partenaires commerciaux de l’Iran se trouvent la Chine, ainsi que les Émirats arabes unis et l’Inde. Pékin a rapidement réagi, son ambassade à Washington dénonçant une démarche « illicite », tout en assurant que la Chine prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour défendre ses intérêts.
« La position de la Chine contre l’imposition indiscriminée de droits de douane est cohérente et claire », a encore déclaré un porte-parole sur le réseau social X.
## Manifestations et répression sanglante
Cette offensive commerciale américaine se déroule dans un contexte de mobilisation sans précédent en Iran. La République islamique est confrontée à l’un des plus grands mouvements de contestation depuis la Révolution de 1979. Selon une ONG, la répression a conduit à la mort de plus de 600 personnes.
Donald Trump a à plusieurs reprises menacé de « frapper très fort » si la répression continuait. « Les frappes aériennes sont l’une des très nombreuses options qui s’offrent au commandant en chef », a confirmé lundi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, tout en assurant que « la diplomatie reste la première option ».
## Diplomatie sous tension, option militaire en embuscade
Selon la Maison Blanche, une voie diplomatique demeure ouverte. Le pouvoir iranien adopterait même un « ton très différent » lors de discussions privées avec l’émissaire américain Steve Witkoff. Téhéran, de son côté, accuse les États-Unis et Israël d’être à l’origine des troubles, mais affirme vouloir maintenir des canaux de communication avec Washington.
Cependant, le président américain affirme examiner des « options très fortes », y compris militaires. En juin dernier, il avait déjà ordonné des bombardements contre des sites nucléaires iraniens en soutien à l’offensive israélienne lors de la guerre de 12 jours.
Entre pressions économiques, menaces militaires et appels à la diplomatie, le bras de fer entre Washington et Téhéran entre dans une nouvelle phase, lourde d’incertitudes pour la région ainsi que pour l’économie mondiale.

