Maroc

Programmation diversifiée au 13ème Festival international du cinéma de Casablanca

Le coup d’envoi de la 13ème édition du Festival international du cinéma de Casablanca a été donné samedi soir, sous le thème « Le cinéma au service des constantes et de l’unité : l’autonomie du Sahara marocain comme modèle ». Cette édition se poursuit jusqu’au 14 janvier et met à l’honneur le cinéma indien à travers une programmation de projections spéciales et de rencontres avec des réalisateurs et producteurs indiens.


Le lancement de la 13ème édition du Festival international du cinéma de Casablanca a eu lieu samedi soir, sous le thème « Le cinéma au service des constantes et de l’unité : l’autonomie du Sahara marocain comme modèle ».

Cet événement cinématographique, organisé par l’Association leadership pour les cultures à Anfa, a vu la participation d’un grand nombre de professionnels du cinéma, d’intellectuels et de chercheurs marocains et étrangers. Son objectif est de mettre en avant le rôle du septième art dans la défense des causes nationales et la promotion des valeurs d’unité et d’engagement culturel.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par un hommage à plusieurs personnalités artistiques majeures, dont Ram Kishore Parcha, président du Festival international du film de Delhi (Inde), ainsi que les artistes marocains Omar Lotfi, Tarik Boukhari, Rafik Boubker et Leila Fadili, en reconnaissance de leurs parcours et de leur contribution à la scène cinématographique.

Le Dr. Ahmed Al Boukri, président de l’Union des organisations internationales des droits de l’Homme et du développement, a été également distingué pour ses efforts en faveur des droits humains et de son soutien aux causes humanitaires.

À cette occasion, le réalisateur Mohamed El Mouchtaray, président fondateur du Festival international du cinéma de Casablanca, a souligné l’ambition de cette manifestation de renforcer le rôle du septième art comme outil de soft power au service des grandes causes nationales, notamment celle de l’intégrité territoriale du Royaume. Il a noté que le choix du thème de cette édition témoigne de la prise de conscience de l’importance du cinéma dans le plaidoyer culturel et civilisationnel.

Dans une déclaration accordée à la MAP, il a précisé que le festival, grâce à une programmation variée mêlant projections cinématographiques, ateliers de formation et rencontres intellectuelles, vise à créer un espace de dialogue entre cinéastes et intellectuels, tout en affirmant le rayonnement de Casablanca comme pôle d’accueil d’événements culturels internationaux.

Il a ajouté que l’intégration du long métrage dans les compétitions du festival constitue une avancée dans l’évolution de cet événement, reflétant sa volonté d’accompagner les mutations du paysage cinématographique tant national qu’international, avec un intérêt particulier pour le soutien aux jeunes talents et l’ouverture aux expériences cinématographiques mondiales, dont le cinéma indien, qui est l’invité d’honneur de cette édition.

De son côté, l’artiste Tarik Boukhari a exprimé son honneur d’avoir été récompensé lors de cette édition, considérant cette reconnaissance comme une valorisation d’un parcours artistique collectif qui met en lumière la richesse et la diversité du cinéma marocain.

Il a affirmé que le cinéma continue d’être un espace d’expression libre et responsable, un vecteur capable de sensibiliser le grand public aux causes nationales et humanitaires, soulignant que le thème de cette édition s’inscrit dans l’engagement artistique en faveur de l’unité et de l’appartenance.

Il a aussi mentionné que le Festival international du cinéma de Casablanca est une opportunité de rencontre intergénérationnelle et d’échange d’expériences entre artistes, capable de stimuler la création et l’engagement des jeunes talents, tout en saluant le rôle de cet événement dans la promotion de la culture et du cinéma marocains.

Cette édition, qui se déroule jusqu’au 14 janvier, met à l’honneur le cinéma indien avec des projections spéciales et des rencontres avec des réalisateurs et producteurs indiens, renforçant ainsi le dialogue culturel et l’ouverture aux expériences cinématographiques internationales.

Le programme du festival inclut la projection de films courts, longs et documentaires, ainsi que la tenue d’ateliers de formation visant à soutenir l’éducation et le partage d’expertise entre professionnels et jeunes passionnés.

De plus, les activités du festival comprennent une table ronde dédiée au thème de cette édition, ainsi que la projection du film documentaire « Le Mirage de Tindouf » réalisé par Mohamed El Mouchtaray.

Enfin, il est à signaler que le jury de cette édition est composé de l’actrice libanaise Marwa Karouny, de la journaliste égyptienne Nayess Ayman, de l’acteur marocain Seddik Mekouar et du réalisateur marocain Mohsen Abou Dhafer.