Budget 2026 : Yvan Verougstraete ne présente pas de réformes structurelles à Bruxelles.
Yvan Verougstraete a prononcé un discours lors de la cérémonie des vœux du mouvement francophone Les Engagés, mercredi 7 janvier 2026 à Bruxelles. La date du 5 février est également énoncée comme échéance pour la définition de « réformes structurelles essentielles et décisions urgentes qui doivent être mises en œuvre dès 2026 pour remettre la Région sur pied, à court et moyen terme ».
Le président des Engagés, Yvan Verougstraete, a prononcé un discours lors de la cérémonie des vœux du mouvement francophone Les Engagés, qui s’est tenue mercredi 7 janvier 2026 à Bruxelles. Lors de cet événement, il a indiqué que « avant la fin de la semaine », il sera possible de confirmer si et à quelles conditions un chemin de négociation peut être emprunté. « Je pense que tout le monde se montre constructif. Ce chemin a été présenté avec un accueil plutôt favorable », a déclaré Yvan Verougstraete.
La réunion a réuni des représentants des Engagés, du PS, d’Ecolo, de DéFI, de Groen, de Vooruit et du CD&V, et a duré environ trois heures. À l’issue de cette réunion, il a été précisé que l’objectif des jours à venir pour les différents partis sera de consulter leurs instances afin de valider la mise en place d’un chemin pour « installer un gouvernement de plein exercice ». Un autre point important a été évoqué : une date a été fixée pour établir un projet de budget 20256 sans trop attendre, soit le 5 février prochain. Les partis de la majorité souhaitent que les Engagés puissent participer au processus de négociation budgétaire en cours au sein du gouvernement actuel, afin d’apporter une majorité au sein du parlement. Ils visent à finaliser ce budget d’ici le 5 février.
Il est également rapporté : « Chaque mois qui passe, c’est 100 millions d’euros de dette supplémentaire sur la tête des Bruxellois et un mois de perdu pour réaliser les réformes profondes dont la Région a besoin. Cette situation ébranle profondément la confiance des institutions financières, des citoyens et entre politiques », selon le document transmis à la presse après la réunion. La date du 5 février a également été mentionnée comme échéance pour définir des « réformes structurelles essentielles et décisions urgentes qui doivent être mises en œuvre dès 2026 pour remettre la Région sur pied, à court et moyen terme ».
Les réformes évoquées sont jugées indispensables pour permettre à la Région de retrouver l’équilibre budgétaire. Il a été souligné que plus ces réformes seront validées rapidement, plus le déficit pourra être maîtrisé, permettant ainsi à la Région de retrouver son efficacité, sa pérennité financière et son dynamisme au service des citoyens. Leur mise en œuvre sera organisée autour d’une refonte complète de la structure administrative.
Il a été précisé que, « vu l’urgence et l’importance de dépasser les clivages partisans, les négociateurs se concerteront avec les partis qui ne feront pas partie de la future majorité pour qu’ils puissent communiquer les réformes qu’ils jugent essentielles, en tenant compte des crédits budgétaires disponibles ».
À la suite de la réunion, le ministre de l’Emploi en affaires courantes, Bernard Clerfayt, représentant DéFI, a déclaré qu’il avait été question de la manière d’associer l’Open Vld aux discussions. Groen, Vooruit et le CD&V ne comptent que 7 sièges sur 17, et avec l’Open VLD, ils en auraient 9, constitutifs d’une majorité. Toutefois, tant Frédéric De Gucht, président de l’Open VLD, que Sammy Mahdi, représentant du CD&V, estiment que les propositions sur la table ne sont pas encore suffisantes pour intégrer la majorité. Bernard Clerfayt a ajouté qu’à son avis, une majorité dans les deux groupes linguistiques est nécessaire pour entamer les négociations. « Je pense qu’il y a une réelle volonté partagée à Bruxelles d’éviter le scénario de la catastrophe financière avec les banques. Nous avons déjà fait un gros effort sur le budget 2025 avec le gouvernement sortant. Il faut maintenant continuer pour 2026, mais une véritable majorité politique est requise pour soutenir au Parlement les réformes du gouvernement », a-t-il déclaré.

