Khaled Mouelhi : « Je pense à Carlos Queiroz » dans L’œil de l’expert
Un entraîneur tunisien « perd vite la boussole » à cause des pressions exercées de l’intérieur comme de l’extérieur. Carlos Queiroz est, selon l’auteur, « le meilleur profil qui nous corresponde actuellement » pour diriger l’équipe de Tunisie.

Selon l’ancien international, la pression interne et externe pousse rapidement un entraîneur tunisien à perdre le contrôle.
La Presse — Concernant le profil recherché, je privilégie un entraîneur ayant déjà fait ses preuves en tant que sélectionneur. Il ne suffit pas d’inviter un entraîneur étranger, quelle que soit son expérience, car le rôle de sélectionneur est différent de celui d’entraîneur en club. Il est essentiel qu’il ait quelques expériences réussies à son actif, sans nécessairement posséder un titre africain ou avoir atteint un quart de finale de la Coupe du monde ; l’important est que ses passages avec la sélection soient positifs et marqués par de bons résultats.
Quant à la nationalité du futur sélectionneur, je préfère sincèrement un étranger pour des raisons évidentes. La situation actuelle, marquée par une forte pression, est très difficile à gérer pour un Tunisien. Notre participation à la Coupe d’Afrique au Maroc a prouvé qu’avec les ressources dont nous disposons et l’atmosphère au sein de l’équipe de Tunisie, un entraîneur tunisien perd rapidement le contrôle face aux pressions internes et externes.
Un entraîneur étranger saura gérer les situations difficiles sans subir de pressions inutiles. En résumé, le contexte actuel rend préférable le choix d’un étranger expérimenté, bien familiarisé avec l’Afrique et apportant des résultats probants. Je n’ai pas beaucoup de noms en tête, car les entraîneurs étrangers correspondant à ce profil ne sont pas disponibles en ce moment.
Cela dit, je pense à Carlos Queiroz qui a une bonne connaissance du haut niveau, ayant travaillé dans des clubs et avec des sélections, et qui peut apporter le meilleur à l’équipe de Tunisie. C’est un avis personnel : pour moi, Carlos Queiroz est le profil qui nous convient actuellement. En effet, il est inutile d’engager un entraîneur étranger pour un à deux ans, qui ne ferait que profiter de notre notoriété en dirigeant notre équipe nationale à la Coupe du monde.
