Tensions Etats-Unis – Cuba : le ministre cubain accuse un « criminel hégémonique »
Le président américain a écrit sur Truth Social qu’il n’y aura plus de pétrole ou d’argent à destination de Cuba et a suggéré qu’un accord devait être accepté avant qu’il ne soit trop tard. Pour le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez, les États-Unis se comportent comme un « criminel hégémonique et incontrôlable qui menace la paix et la sécurité ».
« IL N’Y AURA PLUS DE PÉTROLE OU D’ARGENT À DESTINATION DE CUBA – ZÉRO !« , a exprimé le président américain sur son réseau social Truth Social dimanche. « Je suggère fortement qu’ils acceptent un accord, AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD.«
Le président a également partagé un message dimanche selon lequel son secrétaire d’État Marco Rubio, fils d’immigrants cubains, pourrait devenir président de l’île caribéenne, ajoutant ce commentaire : « Ça me semble bien ! »
Bruno Rodriguez, le ministre cubain des Affaires étrangères, a réagi sur X en déclarant que « les États-Unis se comportent comme un criminel hégémonique et incontrôlable qui menace la paix et la sécurité, non seulement à Cuba et dans cet hémisphère mais aussi dans le monde entier« .
Du côté américain, Mario Diaz-Balart, un élu républicain d’origine cubaine, a salué les propos de Donald Trump, affirmant que « la tyrannie à Cuba ne survivra pas » à son second mandat.
Colombie, Cuba, Groenland… : Trump multiplie les menaces
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Entre crainte et fatalisme chez les Cubains
Dans les rues de La Havane, Mercedes Simon, une retraitée de 65 ans, semble minimiser les menaces de Trump. « Il ne touchera pas à Cuba, dit-elle à l’AFP. Tous les présidents (américains) parlent, parlent, parlent (de Cuba depuis des décennies) mais n’agissent pas« .
Marcos Sanchez, un jeune homme de 21 ans travaillant dans la restauration, affirme, lui, à l’AFP que les deux pays devraient chercher à trouver un terrain d’entente, « sans recours à la violence ni aucune action négative envers Cuba« , pour établir une « forme de relation« .
« Les bombes n’ont pas de noms et les guerres, d’une façon ou d’une autre, nous affectent tous« , souligne Regla Gonzalez, une femme au foyer de 54 ans, qui craint une action militaire.

