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L’UE confirme qu’Ursula von der Leyen signera le traité Mercosur samedi.

La présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen va signer samedi 17 janvier le traité de libre-échange avec une partie des pays du Mercosur. La ratification de ce traité dépend encore d’un vote, qui s’annonce serré, au Parlement européen, probablement en février ou en mars.

Cette annonce est accueillie avec satisfaction par le président brésilien Lula, mais elle suscite également la colère d’une partie des agriculteurs européens. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, signera le samedi 17 janvier le traité de libre-échange avec certains pays du Mercosur, selon une annonce faite par Bruxelles dimanche.

Vendredi, l’UE a accordé son approbation à cet accord commercial majeur avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, qui met en place l’une des plus vastes zones de libre-échange au monde, réunissant plus de 700 millions de consommateurs. Ursula von der Leyen a qualifié vendredi cet accord de « historique » avec l’Amérique latine, et a exprimé son impatience à le signer.

Le feu vert décisif de Meloni

Ce traité, issu de plus de 25 ans de négociations, ne fait cependant pas l’unanimité en Europe. Bien qu’une majorité d’États européens ait donné son accord, soutenue par l’Italie de Giorgia Meloni, la Hongrie, la Pologne, l’Irlande, l’Autriche et la France se sont opposées à cet accord.

Pour ses partisans, ce traité va permettre de revitaliser une économie européenne en difficulté. En réduisant considérablement les droits de douane, il encouragera les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages.

Les agriculteurs restent mobilisés

En revanche, ses opposants estiment qu’il facilitera l’importation en Europe de bœuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja en provenance d’Amérique du Sud, avec des quotas pour des produits exemptés de droits de douane. Cela provoque l’indignation de nombreux agriculteurs européens, qui redoutent un afflux de viande bovine et d’autres produits bon marché, souvent non conformes aux normes européennes – en raison d’un manque de contrôles – en provenance d’Amérique du Sud.

Notre dossier Agriculture

En France, après des actions menées la semaine dernière, les agriculteurs préviennent qu’ils ne comptent pas relâcher la pression sur le gouvernement ce lundi. Des blocages de plusieurs autoroutes et raffineries sont donc à prévoir. Le mécontentement agricole se fait également entendre dans plusieurs pays européens, notamment en Irlande et en Italie.

Pour les agriculteurs s’opposant à l’accord, la bataille n’est pas encore perdue. La ratification de ce traité dépendra d’un vote qui s’annonce serré au Parlement européen, probablement en février ou mars. Un important rassemblement d’agriculteurs est donc programmé devant le siège strasbourgeois du Parlement le 20 janvier.