Pertes de plus d’un milliard de dinars dans 11 entreprises publiques
Les travaux de contrôle de la Cour des comptes ont mis en lumière des pertes financières estimées à près de 1 070 millions de dinars, enregistrées par seulement 11 structures publiques. Slim Mannai a souligné que la masse salariale des entreprises ayant enregistré des dysfonctionnements ne correspond ni à leurs capacités financières ni à leurs niveaux de revenus.
Les travaux de contrôle réalisés par la Cour des comptes ont mis en évidence d’importantes irrégularités au sein de plusieurs entreprises publiques, avec des pertes financières s’élevant à près de 1 070 millions de dinars, constatées dans seulement 11 structures publiques.
En réponse à cette situation, le conseiller fiscal Slim Mannai a demandé une révision urgente de la masse salariale, la mise en place de nouveaux mécanismes de contrôle et une meilleure adéquation entre les ressources humaines et les capacités financières réelles de ces entreprises.
Dans une déclaration faite ce dimanche 11 janvier 2026 à la Radio nationale, Slim Mannai a précisé que la masse salariale des entreprises ayant rencontré des dysfonctionnements ne correspond ni à leurs capacités financières ni à leurs niveaux de revenus. Il a également dénoncé les recrutements anarchiques effectués à certaines périodes, soulignant qu’ils ne prenaient pas en compte l’évolution du marché mondial, notamment pendant les années de la pandémie de Covid-19.
De son côté, l’universitaire Ridha Chkandali a exhorté l’État tunisien à améliorer la qualité des services publics par une révision des cadres juridiques et un changement profond dans la gouvernance des entreprises publiques.
Selon lui, il est indispensable de revoir tout particulièrement la législation liée aux marchés publics, qu’il considère comme le maillon le plus fragile dans la gestion des entreprises et des établissements publics.
Ridha Chkandali a aussi déclaré que la gestion actuelle de ces structures n’est pas fondée sur les principes d’une gouvernance saine, notant qu’elles subissent des pertes importantes tout en octroyant des avantages significatifs à leurs employés, alors que des entreprises privées dans les mêmes secteurs réalisent des bénéfices considérables.
Dans ce même contexte, l’universitaire a affirmé que l’État porte une part de responsabilité dans ces contre-performances, en raison du non-respect de ses engagements financiers envers plusieurs entreprises publiques.

