La Tunisie ne néglige pas la valorisation des déchets.
La politique environnementale est en train de s’imposer en tant que partie intégrante dans l’orientation stratégique de la dynamique socioéconomique de la Tunisie nouvelle. Ces réunions interviennent à point nommé pour renforcer la préparation de la stratégie nationale, dite de gestion circulaire globale et sectorielle des déchets pour la période allant de 2035 à 2050.
La politique environnementale s’impose désormais comme un élément clé de la stratégie socioéconomique de la nouvelle Tunisie, mettant en avant la valorisation des déchets en ressources énergétiques, agricoles et industrielles.
En réponse aux directives du Président de la République, les acteurs du secteur s’engagent actuellement dans des concertations prometteuses avec une équipe d’experts de la Banque mondiale. L’objectif est de développer une feuille de route visant à élaborer un plan d’action pour la gestion des déchets ménagers et assimilés.
Ces réunions sont cruciales pour la préparation de la stratégie nationale de gestion circulaire des déchets pour la période 2035-2050, considérée comme essentielle face aux défis des changements climatiques. Ce plan comprend trois volets sectoriels : la gestion des plastiques, le compostage des déchets ménagers et assimilés, ainsi que le recyclage des gravats et déchets de démolition.
Dans le contexte de cette économie circulaire, la majorité des spécialistes soulignent l’importance d’une gestion et d’un recyclage écologiques des déchets plastiques, car la pollution plastique représente une menace pour l’économie bleue du pays.
À plus court terme, dans le cadre du plan quinquennal de développement 2026-2030, des efforts concrets sont attendus pour la réduction et la valorisation des déchets, avec des objectifs précis tels que la création d’unités de traitement et de valorisation des déchets ménagers dans certaines régions.
Des décisions devraient également être prises pour établir des unités de compostage des déchets organiques, élaborer un guide pour les investisseurs dans la gestion des déchets par les entreprises privées, et mettre à jour la législation pour encourager l’économie circulaire, notamment par des incitations fiscales pour les entreprises impliquées dans le recyclage et l’utilisation de matériaux durables.
Les conditions et la volonté sont donc réunies pour soutenir la stratégie en vue de la mise en œuvre effective d’un plan concret visant à lutter définitivement contre la pollution écologique.

