Les Etats-Unis lancent des frappes « à grande échelle » contre l’EI en Syrie.
Les Etats-Unis ont mené samedi des frappes « à grande échelle » contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie, en réponse à une attaque ayant tué trois Américains en décembre. La Jordanie a participé à cette opération dimanche pour « neutraliser les capacités des groupes terroristes ».
Les États-Unis ont déclaré samedi avoir effectué des frappes « à grande échelle » contre le groupe jihadiste État islamique (EI) en Syrie, en réponse à une attaque qui a coûté la vie à trois Américains en décembre dans ce pays.
Dans un communiqué publié sur X, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué qu’il avait conduit, « en collaboration avec des forces partenaires, des frappes à grande échelle contre plusieurs cibles de l’EI à travers la Syrie ».
La Jordanie, pays voisin, a annoncé dimanche sa participation à cette opération, visant à « neutraliser les capacités des groupes terroristes et à les empêcher de se réorganiser ou d’utiliser ces zones » pour mener des attaques menaçant « la sécurité régionale », selon un communiqué de l’armée jordanienne.
Les États-Unis avaient déjà ciblé le groupe jihadiste après l’attaque meurtrière, attribuée par Washington à l’EI, qui avait tué deux militaires et un interprète américains le 13 décembre dans la région désertique de Palmyre.
Fin décembre, ils avaient révélé avoir frappé des « bastions » de l’EI, avec l’appui de la Jordanie. Au moins cinq membres de l’EI avaient été tués, d’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui possède un large réseau de sources en Syrie.
C’était la première fois qu’une telle attaque était signalée en Syrie depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024. Début janvier, le Royaume-Uni et la France avaient également mené des frappes conjointes pour empêcher, selon Paris, « la résurgence de Daech ».
Au cours de la guerre civile, qui a débuté en 2011 avec des manifestations pro-démocratie, l’EI avait contrôlé d’importants territoires, y compris la région de Palmyre, avant d’être vaincu par la coalition internationale en 2019. Malgré sa défaite, ses combattants, retranchés dans le vaste désert syrien, continuent de mener des attaques de manière sporadique.
Avec le retour au pouvoir de Donald Trump, qui se montre sceptique quant à la nécessité de maintenir des soldats américains à l’étranger, la question de la présence militaire s’est alors posée. Le Pentagone avait déclaré en avril que les États-Unis réduiraient de moitié le nombre de soldats américains en Syrie, sans que l’effectif total actuel ne soit officiellement connu.

