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Venezuela : Les familles des opposants emprisonnés ne voient pas leur libération.

Les Vénézuéliens espèrent ce dimanche la poursuite des libérations de prisonniers politiques promises par le régime sous la pression de Washington, alors qu’un collectif d’ONG a déploré le décès la veille d’Edison José Torres Fernandez, un policier de 52 ans détenu pour trahison à la patrie. Selon des organisations de défense des droits humains, quelque 18 prisonniers politiques sont morts en détention depuis 2014, et le Venezuela en compte actuellement entre 800 et 1.200.


L’attente est longue. Les Vénézuéliens espèrent toujours ce dimanche la poursuite des libérations de prisonniers politiques promises par le régime sous la pression de Washington. Un collectif d’ONG de défense des droits humains a exprimé son chagrin suite au décès, la veille, d’Edison José Torres Fernandez, un policier de 52 ans détenu pour trahison à la patrie. Selon ce collectif, dénommé « Comité des familles pour la liberté des prisonniers politiques », il avait été arrêté le 9 décembre dernier pour avoir « partagé des messages critiques à l’encontre du régime et du gouverneur de l’État ».

Le Venezuela a annoncé jeudi la libération d’un « nombre important » de prisonniers, y compris des étrangers. Cependant, à peine une vingtaine de personnes détenues pour des raisons politiques ont été libérées depuis, selon des proches et des défenseurs des droits humains. Le gouvernement vénézuélien présente cette mesure comme un geste de « coexistence pacifique », tandis que les États-Unis y voient une conséquence de leur intervention après le bombardement du pays pour capturer le président Nicolás Maduro le 3 janvier.

« Le Venezuela a commencé, DE MANIÈRE SPECTACULAIRE, à libérer ses prisonniers politiques. Merci ! », a commenté samedi Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Depuis, des dizaines de familles d’opposants ou militants vivent dans l’angoisse et l’espoir de retrouver leurs proches. Certains campent jour et nuit devant des centres pénitentiaires, comme celui de l’Hélicoïde, une prison redoutée gérée par les services de renseignements, ou celui de Rodeo I, à l’est de Caracas. Sur place, des proches ont allumé des bougies et prié, tenant des pancartes avec le nom de leurs proches emprisonnés.

Depuis 2014, environ 18 prisonniers politiques sont décédés en détention, selon des organisations de défense des droits humains. Ces dernières estiment qu’il y a actuellement entre 800 et 1.200 prisonniers politiques au Venezuela. Les contestations suite à la proclamation de victoire de Nicolás Maduro à la présidentielle de 2024 avaient entraîné l’arrestation de 2.400 personnes, dont plus de 2.000 ont ensuite été relâchées, selon les chiffres officiels.