Trump briefé pour frapper l’Iran face aux craintes d’une répression sanglante
Des manifestants ont défilé samedi soir à Téhéran, scandant des slogans hostiles au pouvoir, malgré les craintes de répression brutale dans le pays. Selon l’organisation Iran Human Rights, depuis le début de la contestation le 28 décembre, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés.
Les États-Unis envisagent-ils une intervention militaire pour soutenir les manifestants dans leur lutte contre le régime en Iran ? Cette hypothèse semble de plus en plus plausible, avec Donald Trump menaçant Téhéran.
La contestation se poursuit dans les rues iraniennes. Samedi soir, des Iraniens ont manifesté à Téhéran, brandissant des slogans hostiles au gouvernement, malgré les inquiétudes d’une répression sévère dans un pays isolé du reste du monde en raison d’une coupure d’internet. Des ONG rapportent des dizaines de morts depuis le début du mouvement, qui a démarré il y a deux semaines, alors que la République islamique fait face à une mobilisation sans précédent depuis trois ans.
Nouvelles manifestations contre le régime iranien
Selon une vidéo authentifiée par l’AFP, une manifestation a éclaté tard samedi soir dans un quartier nord de Téhéran. Des feux d’artifice ont été tirés au-dessus de la place Punak, tandis que des manifestants tapaient sur des casseroles et scandaient des slogans en soutien à la dynastie Pahlavi, éliminée lors de la Révolution islamique de 1979.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, que l’AFP n’a pas pu vérifier immédiatement, montraient des manifestations dans d’autres quartiers de la capitale, où des protestataires exprimaient leur opposition au gouvernement.
Les États-Unis « prêts à aider » les manifestants
Samedi, sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a déclaré que l’Iran « aspirait à la liberté » et que les États-Unis « se tenaient prêts à aider ». Il a également menacé de « frapper très fort » le pays en cas de répression meurtrière.
D’après le New York Times, le président américain a été briefé ces derniers jours sur les options disponibles afin de procéder à d’éventuelles frappes, y compris contre des cibles civiles. Le quotidien, citant des sources anonymes, précise qu’aucune décision finale n’a été prise, mais qu’il « envisage sérieusement » une nouvelle intervention, après avoir bombardé trois sites nucléaires iraniens en juin.
Le prince héritier tente de jouer sa carte
Depuis le début des manifestations le 28 décembre, initialement motivées par le coût de la vie, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont perdu la vie, et des centaines d’autres ont été blessés, selon l’organisation Iran Human Rights, établie en Norvège. L’ancien prince héritier Reza Pahlavi, figure de l’opposition iranienne en exil aux États-Unis, a appelé samedi les Iraniens à « se préparer à prendre » les centres-villes.
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a quant à lui condamné des « vandales » et des « saboteurs » à la solde de Donald Trump. L’armée iranienne a affirmé qu’elle protégerait « les intérêts nationaux » contre un « ennemi cherchant à perturber l’ordre et la paix ».

