Les États-Unis lancent des frappes « à grande échelle » contre Daesh en Syrie.
Les Etats-Unis ont affirmé samedi avoir mené des frappes « à grande échelle » contre le groupe Etat islamique, dans le cadre de leur réponse à une attaque ayant tué deux militaires américains et un traducteur en décembre en Syrie. Le Pentagone avait annoncé en avril que les Etats-Unis réduiraient de moitié le nombre de soldats américains en Syrie, dont l’effectif total actuel n’est pas officiellement connu.
Le régime en place à Damas continue de bénéficier du soutien de Washington dans sa lutte contre Daesh. En effet, les forces américaines ont de nouveau déployé leur puissance de feu en Syrie à l’encontre des djihadistes.
Samedi, les États-Unis ont indiqué avoir exécuté des frappes « à grande échelle » contre le groupe État islamique, en réponse à une attaque ayant causé la mort de deux militaires américains et d’un traducteur en décembre en Syrie. Dans un communiqué publié sur X, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé avoir mené ces frappes « contre plusieurs cibles de l’EI à travers la Syrie », « en collaboration avec des forces partenaires ».
Daesh poursuit ses attaques en Syrie
Les États-Unis ont déjà visé le groupe djihadiste suite à l’attaque meurtrière du 13 décembre dans la région de Palmyre. Fin décembre, ils avaient annoncé avoir frappé des « bastions » de l’EI, avec le soutien de la Jordanie. Selon l’armée américaine, l’attaque contre les Américains a été réalisée par un membre du groupe djihadiste. C’est la première fois qu’une telle attaque est rapportée en Syrie depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.
Durant la guerre en Syrie, qui a débuté en 2011 suite à des manifestations pour la démocratie, l’EI avait contrôlé de vastes zones, y compris la région de Palmyre, avant d’être battu par la coalition internationale en 2019. Malgré sa défaite, ses combattants, repliés dans le vaste désert syrien, continuent de mener des attaques de manière sporadique.
Avec le retour au pouvoir de Donald Trump, qui se montre sceptique quant à la présence de soldats américains à l’étranger, la question du maintien de cette présence militaire s’est posée. En avril, le Pentagone avait annoncé que les États-Unis réduiraient de moitié le nombre de soldats américains en Syrie, dont l’effectif total actuel n’est pas officiellement connu.

