Belgique

Incendie à Crans-Montana : le tenancier confirme que la porte était fermée.

Jacques Moretti, gérant du Constellation, a reconnu que la porte de service située au rez-de-chaussée de l’établissement était verrouillée de l’intérieur. Il a également expliqué avoir installé la mousse insonorisante achetée dans un magasin de bricolage lors de travaux effectués après l’achat de l’établissement en 2015.


Selon des informations de la RTS, Jacques Moretti, le gérant du Constellation, a admis devant les enquêteurs que la porte de service du rez-de-chaussée était verrouillée de l’intérieur. Il a également reconnu avoir changé lui-même la mousse qui a pris feu.

Le propriétaire, qui n’était pas sur place lorsque l’incendie a éclaté, aurait fait cet aveu aux enquêteurs vendredi.

Auditionné ce jour-là par le ministère public du Valais, Jacques Moretti a déclaré avoir « forcé cette porte » à son arrivée au bar juste après l’incendie, car elle était « verrouillée de l’intérieur », selon des extraits de procès verbaux publiés par plusieurs médias français et suisses, dont l’authenticité a été confirmée à l’AFP par une source proche du dossier.

M. Moretti, placé en détention provisoire après cette audition, a expliqué qu’il s’agissait d’une « porte de service » et qu’elle « n’est pas indiquée comme sortie de secours ». Il a indiqué avoir trouvé plusieurs personnes étendues derrière cette porte après l’avoir ouverte.

Les premiers éléments de l’enquête suggèrent que le drame a été causé par des bougies étincelantes qui ont été en contact avec une mousse insonorisante installée au plafond du sous-sol de l’établissement. Des interrogations subsistent également concernant la présence et l’accès aux extincteurs ainsi que la conformité des voies de sortie du bar, Le Constellation.

La nature de la mousse insonorisante posée au plafond du sous-sol est scrutée par les enquêteurs. Jacques Moretti a précisé qu’il l’avait achetée dans un magasin de bricolage et qu’il l’avait installée lui-même lors de travaux effectués après l’achat de l’établissement en 2015.

Concernant la présence de nombreux adolescents mineurs dans le bar au moment de la tragédie, Jacques Moretti a déclaré que l’établissement avait « interdiction d’accepter des personnes de moins de 16 ans » et que les clients âgés de 16 à 18 ans devaient « être accompagnés d’un majeur ».

Il a assuré avoir donné ces « consignes » au personnel de sécurité, mais a reconnu qu’il « n’est pas impossible qu’il y ait eu dysfonctionnement ».

Le couple est soupçonné d' »homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ».

À l’issue de l’instruction ouverte, le ministère public du Valais décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation en vue d’un éventuel procès. En attendant, la présomption d’innocence demeure.