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Le drapeau de la monarchie iranienne a flotté à Londres.

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un homme retirer le drapeau de la République islamique à l’ambassade iranienne à Londres et le remplacer par un drapeau orné d’un lion et d’un soleil lors d’un rassemblement de plusieurs centaines de personnes. Au moins 51 personnes, dont neuf enfants, ont été tuées et des centaines d’autres blessées depuis le début de la contestation populaire en Iran le 28 décembre, selon un bilan d’Iran Human Rights.


Un message adressé à Reza Pahlavi, l’ancien prince héritier iranien ? Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre un homme sur le balcon de l’ambassade iranienne à Londres, près de Hyde Park, en train de retirer le drapeau de la République islamique sous les acclamations, pour le remplacer par un drapeau arborant un lion et un soleil, symboles de la monarchie. Ces événements ont eu lieu lors d’un rassemblement réunissant plusieurs centaines de personnes en soutien au mouvement en cours en Iran.

L’ancien drapeau est resté en place pendant plusieurs minutes avant d’être enlevé, ont rapporté plusieurs témoins à une journaliste de l’AFP présente sur les lieux.

« Démocratie pour l’Iran, roi Reza Pahlavi (l’ancien prince héritier, figure de l’opposition en exil). Justice pour l’Iran », ont scandé les manifestants, brandissant des drapeaux en lien avec l’ancienne monarchie iranienne, renversée lors de la révolution islamique de 1979. Certains portaient également des pancartes affichant « Iran libre » (Free Iran).

La police de Londres a indiqué sur X que des agents étaient présents après qu’un manifestant « a grimpé sur le balcon du bâtiment » et a précisé qu’elle avait procédé à l’arrestation de deux personnes : « l’une pour intrusion aggravée et agression d’un agent des forces de l’ordre, l’autre pour intrusion aggravée ». Une autre personne est toujours recherchée, a-t-elle ajouté.

« Aucun trouble grave n’a été constaté et les policiers resteront sur place afin d’assurer la sécurité de l’ambassade », a complété la Metropolitan police.

L’Iran fait face depuis le 28 décembre à une contestation populaire sans précédent depuis plusieurs années, initialement liée à la hausse du coût de la vie, s’étendant à travers tout le pays. Au moins 51 personnes, dont neuf enfants, ont été tuées et des centaines d’autres blessées, selon un bilan partagé vendredi par l’organisation Iran Human Rights, basée en Norvège. Les autorités iraniennes ont coupé l’accès à internet depuis plus de 36 heures, selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.