L’accord UE Mercosur contesté en Irlande par des milliers d’agriculteurs.
Plusieurs milliers d’agriculteurs se sont rassemblés samedi à Athlone dans le centre de l’Irlande pour protester contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays d’Amérique du Sud membres du Mercosur. Le Parlement européen doit encore se prononcer sur le texte, négocié depuis plus de vingt-cinq ans entre l’UE et le bloc sud-américain du Mercosur, qui comprend le Brésil, le Paraguay, l’Argentine et l’Uruguay.
Les agriculteurs français ne sont pas les seuls en Europe désireux de voir tomber le traité du Mercosur. Plusieurs milliers d’entre eux se sont rassemblés samedi à Athlone, au centre de l’Irlande, pour manifester contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays d’Amérique du Sud membres du Mercosur, a rapporté un journaliste de l’AFP.
Des pancartes affichant « Non UE Mercosur » et « Soutien à l’agriculture irlandaise » étaient visibles sur certains des nombreux tracteurs ayant convergé vers cette petite ville située entre Dublin et Galway, juste après l’approbation européenne.
À l’instar des gouvernements français, hongrois, polonais et autrichien, le gouvernement irlandais s’est opposé à la conclusion de cet accord, qui suscite une forte contestation agricole, en raison des craintes d’une arrivée de produits moins chers ne respectant pas les normes de l’UE. Vendredi, des manifestations et actions ont eu lieu en Pologne, France et Belgique.
Le Parlement européen doit encore donner son avis sur le texte, après plus de vingt-cinq ans de négociations entre l’UE et le bloc sud-américain du Mercosur, qui englobe le Brésil, le Paraguay, l’Argentine et l’Uruguay, créant ainsi l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.
Pour ses partisans, tels que l’Allemagne et l’Espagne, cet accord pourrait relancer une économie européenne en difficulté, en supprimant une grande partie des droits de douane, ce qui favoriserait les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages.
En Irlande, les agriculteurs s’inquiètent tout particulièrement de la concurrence résultant de l’importation de viande de bœuf à bas prix. Le principal syndicat agricole, l’Irish Farmers Association (IFA), a jugé « très décevant » le feu vert européen et a appelé les députés à s’y opposer.
Vendredi, le vice-Premier ministre irlandais, Simon Harris, a assuré que le gouvernement « continuerait à exposer (ses) préoccupations ».

