Belgique

Les agriculteurs maintiennent leurs barrages sur les autoroutes wallonnes jusqu’à samedi, sauf Liège.

Les agriculteurs ne baissent pas les bras et comptent désormais sur le Parlement européen pour inverser la vapeur sur l’accord de libre échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Les organisations patronales FEB, Voka, AKT, Beci, Unizo et AVED se sont réjouies de l’aboutissement des discussions entre les États membres, expliquant que l’accord « ouvre de nouveaux marchés aux entreprises belges ».


Les agriculteurs ne renoncent pas et comptent désormais sur le Parlement européen pour changer la donne concernant l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Le texte, qui a été approuvé ce vendredi par les 27 États membres, doit encore être débattu au Parlement européen avant d’être soumis au vote des eurodéputés.

Cet accord est soutenu par le président brésilien ainsi que par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Cette dynamique législative européenne continue de rassembler des manifestants. En Pologne, des agriculteurs ont défilé dans les rues de la capitale après le vote des États membres. En France, les blocages persistent à Paris, tout comme en Belgique, où les agriculteurs maintiennent des blocages sur les principaux axes autoroutiers wallons à Hensies et Nivelles Nord.

À Marquain, près de la frontière française, des agriculteurs ont allumé un grand feu pour exprimer leur mécontentement après l’annonce de la validation européenne. « L’Europe n’a plus de limites, nous non plus », a déclaré Aubin Fauvarque, président d’une des sections de la Fédération des jeunes agriculteurs (FJA) de Tournai. « La décision tombée ce matin ne fait que renforcer notre détermination et nous sommes bien décidés à poursuivre le mouvement de blocage. »

Les organisations patronales FEB, Voka, AKT, Beci, Unizo et AVED se félicitent de l’issue des discussions entre les États membres, affirmant que l’accord « ouvre de nouveaux marchés aux entreprises belges ». En revanche, la FUGEA, la Fédération unie de groupements d’éleveurs et d’agriculteurs, considère que « l’accord UE-Mercosur n’est que le symbole d’un système défaillant, celui du libéralisme agricole. »

Relire notre direct consacré à la mobilisation des agriculteurs, ci-dessous :