Khamenei fustige les « vandales » en Iran et prédit le renversement de Trump.
L’ayatollah Ali Khamenei a averti ce vendredi que son pays ne « reculerait pas » face à une vague de contestation qui prend de l’ampleur. Les manifestations actuelles sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini.
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti ce vendredi que son pays ne « reculerait pas » face à une montée de contestation. Dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes, des Iraniens exigent désormais la fin de cette théocratie chiite, après près de deux semaines de manifestations initialement liées à la hausse du coût de la vie.
Devant ses partisans scandant « mort à l’Amérique », Ali Khamenei a adopté un ton offensif lors d’un discours diffusé par la télévision d’Etat. « La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs, a-t-il déclaré. Hier soir, à Téhéran, une bande de vandales est venue détruire un bâtiment […] pour faire plaisir au président américain. »
### Donald Trump menace de « frapper très fort » l’Iran
Cependant, « l’arrogant » Donald Trump sera « renversé », a prévenu Ali Khamenei, évoquant la dynastie qui a régné sur l’Iran jusqu’à la Révolution islamique de 1979. Il l’a accusé d’avoir les mains « tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens », en faisant référence à la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël, à laquelle les Etats-Unis avaient participé.
La veille, le président américain avait de nouveau menacé de « frapper très fort » l’Iran si les autorités agissaient en tuant des manifestants. « Nous sommes prêts à le faire », a-t-il insisté, saluant « l’enthousiasme incroyable (du peuple) pour renverser ce régime ».
Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil, Reza Pahlavi, a appelé ce vendredi à une nouvelle mobilisation dans les rues afin d’intensifier la mobilisation et « affaiblir davantage le pouvoir répressif du régime ». Ces manifestations représentent les plus importantes en Iran depuis celles qui ont eu lieu après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté. Elles surviennent alors que le pays est affaibli après la guerre avec Israël et les coups subis par plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien.

