Guerre en Ukraine : Kiev ne cesse de subir la menace des missiles Orechnik russes
La Russie a revendiqué avoir frappé des « cibles stratégiques » en Ukraine la nuit dernière, notamment avec son missile hypersonique Orechnik, qui peut porter une charge nucléaire et atteindre une vitesse d’environ 13.000 km/h. Selon le ministère russe de la Défense, ces attaques ont été menées « en réponse » à une tentative ukrainienne de frapper une résidence de Vladimir Poutine fin décembre.

Vous avez manqué les derniers développements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous chaque soir. Voici l’essentiel concernant ce vendredi 9 janvier, au 1.415e jour du conflit.
Le fait du jour
Pour la deuxième fois, la Russie a affirmé avoir ciblé des « cibles stratégiques » en Ukraine la nuit dernière, notamment à l’aide de son missile hypersonique Orechnik, capable de transporter une charge nucléaire et d’atteindre une vitesse d’environ 13.000 km/h. Selon le ministère russe de la Défense, ces frappes ont été exécutées « en réponse » à une tentative ukrainienne de frapper une résidence de Vladimir Poutine fin décembre, une accusation que l’Ukraine et les pays occidentaux qualifient de « mensonge ».
Le service de sécurité ukrainien (SBU) a diffusé des images de débris qu’il attribue au missile Orechnik utilisé par Moscou pour attaquer la région de Lviv (ouest). Aucune précision n’a été donnée sur les cibles visées par le missile ni sur l’ampleur des dégâts occasionnés.
« Une telle attaque à proximité de la frontière de l’Union européenne et de l’Otan constitue une menace sérieuse pour la sécurité du continent européen et un test pour l’alliance transatlantique », a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga. Les dirigeants français, allemand et britannique, Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer, ont condamné « une escalade » jugée « inacceptable ». Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’UE, a pour sa part estimé que ce tir démontre que Vladimir Poutine « ne veut pas la paix ».
Le missile Orechnik, qui n’était pas équipé d’une ogive nucléaire lors de ces frappes, avait été utilisé pour la première fois en 2024 contre une usine militaire située à Dnipro, dans le centre-est de l’Ukraine.
La déclaration du jour
« La moitié des immeubles d’habitation à Kiev (près de 6.000) sont actuellement privés de chauffage »
Ces propos émanent de Vitaly Klitschko. Pour la première fois depuis le début de l’invasion russe en 2022, le maire de Kiev a appelé ce vendredi les habitants à quitter « temporairement » la capitale après une « attaque massive » russe, alors que les températures varient entre -7 et -12°C.
Selon DTEK, l’opérateur électrique privé, 417.000 foyers sont privés d’électricité dans la capitale en raison des frappes russes et des conditions météorologiques difficiles. « Nous faisons tout notre possible pour rétablir l’électricité », a assuré Vitaly Klitschko.
Une quarantaine de sites ont subi les frappes russes à Kiev pendant la nuit de jeudi à vendredi, incluant 20 immeubles résidentiels et l’ambassade du Qatar, d’après Volodymyr Zelensky. Le parquet a rapporté quatre morts et 26 blessés.
Le chiffre du jour
2. C’est le nombre de cargos que l’armée russe aurait attaqués avec des drones en mer Noire, selon l’Ukraine ce vendredi. Ces frappes auraient causé la mort d’un marin de nationalité syrienne.
Sur Telegram, Oleksiï Kouleba, vice-Premier ministre, a affirmé que le cargo sur lequel se trouvait ce marin syrien était à proximité du port d’Odessa au moment de l’attaque. Ce navire transportait du soja et naviguait sous pavillon comorien. L’autre navire se dirigeait vers le port ukrainien de Tchornomorsk pour y être chargé en céréales et, selon des informations préliminaires, il pourrait y avoir des « blessés », a précisé Oleksiï Kouleba, ajoutant que ce cargo battait pavillon des îles caribéennes de Saint-Christophe-et-Niévès.
« C’est un horrible crime de guerre ! », a dénoncé Oleksiï Kouleba, accusant Moscou de viser « délibérément » des cibles civiles, incluant les transports maritimes internationaux et la logistique alimentaire.
Depuis plus d’un mois, les attaques des deux camps en mer Noire, visant des infrastructures portuaires ou des navires, se sont multipliées.

