Mobilisation des agriculteurs : « On s’installe et on reste », soutiennent les manifestants mécontents de l’accord de l’UE.
Les agriculteurs ne baissent pas les bras et comptent désormais sur le Parlement européen pour inverser la vapeur sur l’accord de libre échange entre l’Union européenne et le Mercosur. En France, les blocages se poursuivent à Paris, tandis qu’en Belgique, les agriculteurs ne décolèrent pas et poursuivent le blocage des principaux axes autoroutiers wallons à Hensies, Battice, Loncin ou Nivelles Nord.
Les agriculteurs restent déterminés et se tournent maintenant vers le Parlement européen pour contrecarrer l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Le texte, qui a été approuvé ce vendredi par les 27 pays membres, doit encore être débattu et voté par les eurodéputés.
Cette période legislative européenne suscite un regain d’espoir chez les agriculteurs, qui continuent leurs actions, notamment en Pologne où des manifestations ont eu lieu dans les rues de Varsovie suite au vote des États membres. En France, des blocages persistent à Paris, et en Belgique, la colère des agriculteurs se manifeste par des blocages sur les principaux axes autoroutiers wallons, notamment à Hensies, Battice, Loncin et Nivelles Nord.
À Marquain, près de la frontière avec la France, des agriculteurs ont allumé un grand feu pour exprimer leur mécontentement après l’annonce du feu vert européen. « L’Europe n’a plus de limites, nous non plus », a déclaré Aubin Fauvarque, président d’une des sections de la Fédération des jeunes agriculteurs (FJA) de Tournai. « La décision tombée ce matin ne fait que renforcer notre détermination et nous sommes bien décidés à poursuivre le mouvement de blocage. »
Les organisations patronales, telles que la FEB, Voka, AKT, Beci, Unizo et AVED, se sont félicitées de l’issue des discussions entre les États membres, affirmant que l’accord « ouvre de nouveaux marchés aux entreprises belges ». En revanche, la FUGEA, la Fédération unie de groupements d’éleveurs et d’agriculteurs, considère que « l’accord UE-Mercosur n’est que le symbole d’un système défaillant, celui du libéralisme agricole. »
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