France

Mercosur : Accord validé par la majorité des pays de l’UE, signature lundi au Paraguay

L’accord avec le Mercosur a été approuvé par une majorité de pays de l’Union européenne ce vendredi à Bruxelles. Négocié depuis 1999, cet accord crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, entre l’Union européenne et le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.


Malgré la colère des agriculteurs et l’opposition de certains États, dont la France, l’accord avec le Mercosur est désormais officiel. Sans surprise, une majorité de pays de l’Union européenne a approuvé, ce vendredi à Bruxelles, l’accord de libre-échange avec le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay. Grâce à cette approbation, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, pourrait se rendre dès lundi au Paraguay pour signer ce traité commercial.

Le soutien de l’Italie a été déterminant pour obtenir la majorité qualifiée nécessaire, tandis que la France a voté contre et entend continuer à lutter au Parlement européen. Les eurodéputés examineront la ratification du traité dans les semaines à venir. Le scrutin pourrait être serré dans l’hémicycle, où les considérations nationales seront importantes.

Négocié depuis 1999, cet accord crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, entre l’Union européenne et les quatre pays d’Amérique du Sud, représentant plus de 700 millions de consommateurs. Pour ses opposants, cet accord risque de perturber l’agriculture européenne en introduisant des produits moins chers et pas nécessairement conformes aux normes environnementales de l’UE, en raison d’un manque de contrôles adéquats.

Pour ses partisans, tels que l’Allemagne et l’Espagne, cet accord permettra de relancer une économie européenne en difficulté, confrontée à la concurrence chinoise et aux droits de douane aux États-Unis. En supprimant une grande partie des droits de douane, ce traité favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins ou de fromages. Inversement, il facilite l’entrée en Europe de viande de bœuf, de volaille, de sucre, de riz, de miel et de soja sud-américains, grâce à des quotas de produits détaxés qui préoccupent les filières concernées.