Gaza : 13 morts, dont cinq enfants, après frappes israéliennes, d’après la Défense civile
Des frappes israéliennes sur la bande de Gaza ont fait 13 morts, dont 5 enfants, selon la défense civile du territoire palestinien. Au cours de la seule journée du 22 novembre, 21 personnes avaient été tuées dans des frappes israéliennes, selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza.
C’est l’une des journées les plus violentes depuis le cessez-le-feu d’octobre entre Israël et le Hamas. Des frappes israéliennes sur la bande de Gaza ont causé 13 morts, dont 5 enfants, a déclaré jeudi la Défense civile du territoire palestinien.
Quatre personnes, dont trois enfants, ont perdu la vie lorsqu’un drone a frappé une tente pour des personnes déplacées dans le sud de Gaza, a rapporté le porte-parole de la défense civile, Mahmud Bassal. Une fillette de 11 ans a été tuée près du camp de réfugiés de Jabalia dans le nord de la bande de Gaza, et une frappe sur une école a également fait un mort. Par ailleurs, un homme a été tué près de Khan Younès, dans le sud, toujours selon Mahmud Bassal. Deux autres Gazaouis, dont un enfant, ont été tués lors d’autres attaques, a indiqué l’agence opérant sous l’autorité du Hamas.
Jeudi soir, quatre autres personnes ont été tuées suite à une frappe aérienne israélienne qui a ciblé une maison à l’est de la ville de Gaza, a déclaré Mahmud Bassal, précisant que des opérations de secours pour retrouver plusieurs personnes disparues avaient débuté.
« Le bilan des victimes s’élève désormais à 13 morts suite aux frappes israéliennes sur la bande de Gaza depuis ce matin, en violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu », a affirmé Mahmud Bassal. L’armée israélienne a indiqué dans un communiqué vendredi matin avoir « frappé avec précision des terroristes du Hamas et des infrastructures […] dans le nord et dans le sud de la bande de Gaza », en réponse au lancement d’un « projectile ». Le communiqué précise que « le tir du projectile à partir de la bande de Gaza constitue une violation de l’accord de cessez-le-feu ».
Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a déclaré à l’AFP que ces frappes « confirmaient le renoncement par l’occupation israélienne de son engagement envers le cessez-le-feu ». La trêve, entrée en vigueur le 10 octobre entre Israël et le Hamas, reste de fait très précaire. Les incidents sont quotidiens, et les deux camps s’accusent mutuellement de violer les termes de l’accord, tandis que la situation humanitaire dans le territoire demeure critique.
Au cours de la journée du 22 novembre, 21 personnes avaient été tuées dans des frappes israéliennes, selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas. Un total de 425 Palestiniens ont été tués depuis cette date, d’après la même source. De son côté, l’armée israélienne a indiqué que trois soldats avaient été tués.
Étant donné les restrictions imposées aux médias à Gaza et les difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP ne peut pas vérifier de manière indépendante les informations provenant des différentes parties.

