Le faux infirmier condamné pour avoir agressé des femmes.
Nicolas Gonidec, âgé de 44 ans, a été condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Quimper ce jeudi 8 janvier pour exercice illégal de la profession d’infirmier sur 45 victimes et pour agressions sexuelles sur huit jeunes femmes. En 2021, il avait déjà été condamné à un rappel à la loi pour des piqûres commises sur une lycéenne et, quelques mois plus tard, à trois ans de prison dont un an ferme pour des faits similaires.
Il avait « une dizaine d’années » quand il a commencé à se piquer. Depuis, Nicolas Gonidec n’a jamais réussi à arrêter. Le problème est qu’il ne s’est pas seulement piqué lui-même. Pendant des années, le faux infirmier a multiplié les invitations douteuses pour « piquer » des femmes dans un cadre entièrement illégal. Plusieurs victimes l’ont également accusé d’agressions sexuelles. Aujourd’hui âgé de 44 ans, Nicolas Gonidec a été condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Quimper (Finistère) le jeudi 8 janvier. Le 4 décembre, le parquet avait requis la même peine maximale de cinq ans ferme.
Lors de son procès, il a reconnu un « fétichisme » de la piqûre, des veines et du sang. Du bout des lèvres, il a admis « une obsession à caractère sexuel » concernant les séances, qu’il filmait. « C’était comme du fétichisme, un sentiment de satisfaction, de bien-être à voir le résultat de la séance », a-t-il expliqué. Il a « globalement » reconnu les agressions sexuelles dont il était accusé.
Le tribunal correctionnel de Quimper l’a reconnu coupable d’exercice illégal de la profession d’infirmier sur 45 victimes et d’agressions sexuelles sur huit jeunes femmes. Ce n’est pas la première fois que cet homme, bien connu du milieu culturel breton, est condamné. En 2021, il avait reçu un rappel à la loi pour des piqûres commises sur une lycéenne. La jeune femme l’ignorait alors, mais elle n’était pas un cas isolé. Quelques mois plus tard, Nicolas Gonidec avait été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme, pour des faits similaires. Après ce procès à Saint-Brieuc, une soixantaine de plaintes avaient été déposées par des femmes qui se disaient victimes du faux infirmier.
Marié et père de famille, cet ancien élu de la ville de Quimper était à la tête de la société d’audiovisuel An Tour tan, qui filmait des événements de danse bretonne. Bien connu localement, il inspirait confiance et prétextait des études fictives pour des revues médicales et des laboratoires afin de convaincre des femmes de les piquer. Elles signaient un registre de consentement et étaient parfois rémunérées. Promettant de réduire le stress des personnes phobiques des aiguilles, il procédait à des injections de faux vaccins, suivies d’attouchements sur les parties intimes. Huit victimes avaient dénoncé des agressions sexuelles.

