Judith Godrèche n’arrive pas à retrouver du travail au cinéma.
Judith Godrèche a accusé en 2024 les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon de viol sur mineur pour des faits présumés datant de son adolescence. L’actrice a déclaré qu’elle ne se voit plus offrir beaucoup de rôles, « même pas de la figuration pour traverser la rue ».
Judith Godrèche a malheureusement été témoin des « conséquences » de ses déclarations contre les violences sexistes et sexuelles dans l’industrie cinématographique. L’actrice et réalisatrice, qui a accusé en 2024 les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon de viol sur mineur pour des faits présumés remontant à son adolescence, s’apprête à publier un nouveau livre autobiographique, *Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux*, aux éditions Seuil.
À cette occasion, l’auteure de 53 ans a récemment partagé avec le magazine Elle que son combat public, qu’elle a porté devant le Sénat deux ans auparavant pour demander l’ouverture d’une commission d’enquête sur ces violences dans le milieu du cinéma, l’a amenée à être black-listée par certains de ses collègues. « Ils ont bloqué mon numéro », a-t-elle déclaré, comme l’a rapporté *Télé 7 Jours*. « Seule la cheffe opératrice Caroline Champetier m’a appelée et la réalisatrice Claire Denis m’a écrit. Un mot très touchant. »
« Vu mes prises de position »
En conséquence, Judith Godrèche, qui a débuté sa carrière à un très jeune âge, ne se voit plus proposer de nombreux rôles, « même pas de la figuration pour traverser la rue ». « Il n’y a pas que le désir des réalisateurs ou des réalisatrices qui entre en jeu, il y a aussi un marché, une réalité du financement », a-t-elle expliqué au magazine. « Vu mes prises de position, je ne suis peut-être pas le meilleur atout aujourd’hui. Qui sait… »
Après son intervention sur scène lors des César en 2024, Judith Godrèche a affirmé au *Parisien* qu’elle ne « lâcherai (t) pas » son combat « douloureux », malgré un certain sentiment de culpabilité et la « sensation de « trahir » en quelque sorte la grande famille du cinéma ». Dans une conversation avec le magazine *Elle*, la cinéaste a déclaré qu’elle pourrait apprécier les « gains » de cette lutte une fois qu’elle aurait déposé les armes. Mais cela n’est pas encore à l’ordre du jour !

