Belgique

Plaisirs d’Hiver : fréquentation en hausse de 3%, « plus de Chinois, Polonais et Portugais »

La 24e édition des Plaisirs d’Hiver a été un succès, notamment grâce à une couverture médiatique internationale, y compris aux États-Unis. Le nombre de visiteurs a encore augmenté cette année, en partie en raison de l’inauguration d’un nouvel espace sur la place Poelaert.


Ce n’est pas le moindre des paradoxes du jour : la neige tombe en abondance, les Plaisirs d’Hiver sont pourtant terminés depuis dimanche. Et si cette 24e édition a encore été un succès, c’est notamment grâce à une couverture médiatique de plus en plus internationale, jusqu’aux États-Unis.

« CNN qui nous classe dans le top 3 des marchés de Noël l’an dernier et qui nous épingle cette année comme une des destinations pour fêter la fin d’année, cela nous aide énormément », reconnaît le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close. « En plus, c’est le genre de média qui diffuse à l’international, pas seulement aux États-Unis. Mais ceci est fragile, il faut faire attention. Il y a beaucoup de concurrence, beaucoup de villes ont compris qu’il y avait un intérêt à animer la fin de l’année », concède le bourgmestre PS.

Si la France, l’Espagne et le Royaume-Uni restent les trois premiers pays pourvoyeurs de touristes, d’autres pays émergent. « On voit de belles progressions dans des pays auxquels on ne s’attendait pas : la Pologne, la Chine, le Portugal particulièrement », souligne Philippe Close, avant de se réjouir, au niveau national, « d’un regain d’intérêt des Flamands » pour le marché de Noël de leur capitale.

Vers une extension du périmètre ?

Si le nombre de visiteurs a encore augmenté cette année, c’est peut-être aussi parce que Plaisirs d’Hiver inaugurait un nouvel espace sur la place Poelaert, au pied de la grande roue. « Cela a été un vrai succès », explique Didier Wauters (Les Engagés), échevin du commerce. « On continue la réflexion pour rendre l’événement de plus en plus original, avec des ambiances différentes dans différents quartiers du pentagone. »

Depuis sa création, l’événement n’a pas pour seul objectif de vendre du vin chaud et de la tartiflette ; il a aussi pour vocation d’irriguer les noyaux commerçants des quartiers qui le bordent. « Cela a toujours été le but », explique le bourgmestre Philippe Close. « Ne pas faire simplement un marché de Noël sur une place, mais un parcours de 2,5 kilomètres qui vous permet de découvrir la ville et de bouger. »

Dans l’esprit des autorités de la Ville, l’idée d’étendre à l’avenir le périmètre germe, et pourquoi pas vers des quartiers commerçants plus excentrés. « À titre personnel, c’est un projet qui m’est cher », confie Didier Wauters. « Permettre aux visiteurs de se dire qu’ils reviendront aux beaux jours, s’assoiront sur telle ou telle terrasse ou visiteront tel ou tel magasin », imagine déjà l’échevin du commerce, qui voit aussi dans cette extension du périmètre une manière de lutter contre les « problèmes de mobilité et de circulation » induits par les 4,3 millions de visiteurs de Plaisirs d’Hiver.