Amel Bent : « Je ne me suis pas sentie sauvagement castée pour « Ma frère » »
Les réalisatrices Lisa Akoka et Romane Gueret ont révélé Mallory Wanecque pour Les Pires et ont lancé les carrières des jeunes pousses Fanta Kebe et Shirel Nataf, tout en faisant débuter Amel Bent au cinéma dans Ma frère. Amel Bent, qui reconnaît avoir été « sauvagement castée », a déclaré qu’elle n’aurait jamais fait la démarche de jouer dans un film car cela ne fait pas partie de son métier.
Les réalisatrices Lisa Akoka et Romane Gueret ont un véritable flair. Après avoir introduit Mallory Wanecque dans le film *Les Pires*, elles se consacrent à la carrière de jeunes talents comme Fanta Kebe et Shirel Nataf, tout en faisant faire ses débuts cinématographiques à Amel Bent dans le film *Ma frère*, présenté à Cannes puis à Angoulême. La chanteuse y dévoile un talent d’actrice impressionnant, incarnant une responsable de colonie de vacances en charge de la gestion des moniteurs et des enfants dans la Drôme provençale.
« Nous sommes des spécialistes des castings sauvages, raconte Romane Gueret. Choisir Amel s’inscrivait un peu dans cette démarche, car, même si elle est habituée à la visibilité en tant que chanteuse, c’était la première fois qu’elle jouait dans un film ». Bien qu’Amel Bent ait fait quelques apparitions dans des séries, elle endosse ici un rôle significatif dans ce long-métrage ensoleillé qui met en lumière aussi bien les jeunes adultes que les enfants.
Un naturel impressionnant
« Je me suis sentie « sauvagement castée » et ça m’a fait peur », plaisante Amel Bent. « Je n’aurais jamais fait la démarche de moi-même parce que ce n’est pas mon métier et que j’estimais que je ne pouvais pas prétendre à prendre la place d’une actrice professionnelle ». Les réalisatrices ont su faire ressortir son naturel devant la caméra. « Au début, elle était très stressée, et on sentait qu’elle voulait bien faire, se remémore Lise Akoka. On a vite réalisé qu’elle s’améliorait, peut-être parce qu’elle a l’habitude de s’autodiriger. Cela a été un coup de cœur humain ».
Amel incarne donc Sabrina, une femme forte, archetype que la chanteuse a côtoyé et qui lui parle. « De par mon âge, ma parentalité et mon expérience de coach dans *The Voice*, je commence à vraiment apprécier le fait de transmettre », tient-elle à souligner. Son charisme illumine l’écran aux côtés de jeunes adultes en devenir et d’enfants parfois difficiles. « Je suis une enfant des colos, affirme la chanteuse. Ce film était aussi une manière de rendre hommage à toutes les Sabrina que j’ai rencontrées dans ma vie. Je me suis sentie chez moi, à la fois actrice et spectatrice de ce qui se déroulait autour de moi ». Une sensation qui touche également le public, *Ma frère* résonnant profondément en offrant une expérience précieuse.

