Guerre en Ukraine : Les Etats-Unis relancent les négociations avec Kiev et critiquent l’Otan.
Le mercredi 7 janvier, au 1.413e jour du conflit, des discussions se sont poursuivies à Paris autour des contours d’un plan de paix, avec la participation de représentants de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie et de la Turquie. Les Etats-Unis ont saisi un pétrolier battant pavillon russe mercredi dans l’Atlantique Nord, affirmant que cette saisie était « pour violation de sanctions américaines ».
Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? *20 Minutes* fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mercredi 7 janvier, au 1.413e jour du conflit.
**Le fait du jour**
Après un engagement mardi des alliés occidentaux à protéger l’Ukraine après un éventuel cessez-le-feu, les discussions ont continué ce mercredi à Paris pour élaborer un plan de paix. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, ont annoncé que leurs représentants demeuraient dans la capitale française. Selon Volodymyr Zelensky, les échanges ont touché aux « questions les plus difficiles » avec les États-Unis, notamment celles ayant trait aux territoires et à la centrale nucléaire de Zaporijjia.
D’après une source diplomatique européenne, des représentants de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni ont pris part aux discussions ce mercredi, ainsi que des délégués de l’Italie et de la Turquie. Volodymyr Zelensky a également insisté sur l’importance pour les alliés occidentaux de Kiev de faire pression sur Moscou.
**La déclaration du jour**
« Je doute que l’Otan soit là pour nous si nous avons besoin d’eux »
Ces mots sont ceux de Donald Trump. Le président américain a publié ce mercredi, sur son réseau Truth Social, un message plein de reproches à l’égard de l’alliance de défense transatlantique. « Nous serons toujours là pour l’Otan, même s’ils ne seront pas là pour nous », écrit aussi Donald Trump, qui revendique ouvertement le Groenland, un territoire autonome du Danemark, membre de l’Otan.
Dans son message, le président milliardaire fait état des dépenses militaires jugées insuffisantes de plusieurs membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique-Nord, jusqu’à son intervention. Il assure cependant que les pays membres de l’Otan sont « tous (ses) amis ».
**Le pic de tension du jour**
Les États-Unis ont saisi mercredi dans l’Atlantique Nord un pétrolier battant pavillon russe après une poursuite de plusieurs semaines dans le cadre du blocus américain visant des navires liés au Venezuela. Lors d’une opération militaire menée en fin de matinée entre l’Islande et l’Écosse, des garde-côtes américains ont intercepté un pétrolier aux cuves vides qu’ils traquaient depuis le 21 décembre. Selon des informations de presse, la Russie avait dépêché ses propres navires militaires pour escorter ce dernier.
Le commandement militaire américain pour l’Europe a déclaré que ce navire, désigné comme le *Bella 1*, avait été saisi « pour violation de sanctions américaines ». Le Royaume-Uni a annoncé avoir apporté un soutien opérationnel, « à la suite d’une demande d’assistance des États-Unis. »
La Russie a rapidement condamné l’opération, affirmant que, selon le droit international, « aucun État n’a le droit d’employer la force à l’encontre de navires dûment immatriculés dans la juridiction d’autres États », et demandé le « retour rapide » des membres d’équipage russes.
Le nom et le statut exact du navire font l’objet de désaccords. Ce mercredi soir, les États-Unis estiment que le pétrolier saisi n’avait pas de pavillon, a précisé la porte-parole de la Maison Blanche, alors que Moscou soutient l’avoir autorisé temporairement à naviguer sous pavillon russe.

