Guerre en Ukraine : Quels pays enverront des soldats avec la France ?
Les Européens et les Américains ont convenu mardi à Paris d’un ensemble de garanties de sécurité pour l’Ukraine, une fois un cessez-le-feu conclu, les Etats-Unis restant flous sur la nature de leur engagement. L’Italie a réitéré mardi son refus d’envoyer des soldats en Ukraine, tandis que l’Allemagne a précisé que ses troupes pourraient participer à la force multinationale, mais seulement dans un pays membre de l’Otan, voisin de l’Ukraine.
Européens et Américains ont convenu mardi à Paris d’un ensemble de garanties de sécurité pour l’Ukraine, une fois un cessez-le-feu établi. Les États-Unis restent cependant vagues quant à la nature de leur engagement.
Dans une « Déclaration de Paris », les 35 pays membres de la « Coalition des Volontaires », principalement européens, ont décidé de déployer une force multinationale en Ukraine et de participer à la surveillance du cessez-le-feu, sous direction américaine, une fois un accord de paix conclu avec la Russie, une possibilité encore très incertaine.
Cette déclaration « reconnaît pour la première fois » une « convergence opérationnelle » entre la Coalition, l’Ukraine et les États-Unis, avec des garanties de sécurité « robustes », a déclaré le président français Emmanuel Macron à l’issue d’une réunion à l’Élysée.
Emmanuel Macron a ensuite annoncé sur France 2 que « plusieurs milliers » de soldats français pourraient être envoyés pour maintenir la paix en Ukraine après la signature d’un cessez-le-feu avec la Russie. Même s’ils ont manifesté leur volonté d’être en « soutien », les États-Unis ne sont pas signataires de la déclaration, et les détails précis de leur engagement militaire demeurent flous.
Concernant l’Italie et l’Allemagne, la situation est moins enthousiaste. « Si l’Ukraine conclut un accord final (de paix), elle doit savoir qu’elle aura, de toute évidence, une dissuasion solide et de réels “filets de sécurité” pour garantir que tout cela ne se reproduise pas », a ajouté Jared Kushner, gendre du président américain.
La force multinationale, envisagée depuis plusieurs mois, sera composée de pays volontaires de la Coalition, dirigée par les Européens et « soutenue » par les États-Unis, selon la déclaration finale publiée par la présidence française. Toutefois, les éléments concernant la contribution américaine en matière de « renseignement et de logistique », ainsi que l’engagement des États-Unis à apporter un « soutien » à la force en « cas d’attaque », qui figuraient dans le projet de déclaration consulté par l’AFP, ne figurent pas dans le texte final.
Les modalités opérationnelles de la force multinationale restent encore floues, certains pays restant prudents concernant leur participation. L’Italie a réaffirmé mardi son refus d’envoyer des soldats en Ukraine, tandis que l’Allemagne a indiqué que ses troupes pourraient participer à la force multinationale, mais seulement dans un pays membre de l’Otan, voisin de l’Ukraine, selon le chancelier Friedrich Merz.

