Neige, verglas, plaques de glace : actions à entreprendre après un accident sur l’autoroute.
Une autoroute glissante peut provoquer des situations dangereuses où un automobiliste doit décider rapidement s’il doit s’arrêter ou continuer son chemin. L’AWSR a mis en place un service d’assistance au 081.821.321 pour aider les victimes et les témoins d’accidents.

Sur une autoroute glissante, lorsqu’une voiture vous dépasse et glisse sur une plaque de glace, la situation peut évoluer rapidement. La voiture tourne et heurte la barrière centrale, vous évitant de peu le choc. Que faire dans ce genre de moment ? Sur autoroute, vous n’avez que quelques secondes pour réagir. Arrêter brusquement, pouvant déclencher un nouvel accident ? Continuer votre route pour ne pas gêner, mais risquer de ne pas secourir d’éventuels blessés ? Ce moment, souvent choquant, est court mais crucial pour garantir votre sécurité ainsi que celle des autres usagers.
« Dans les règles de secourisme, il existe un moyen mnémotechnique, c’est le PAS« , explique Belinda De Mattia, porte-parole de l’AWSR (l’agence Wallonne de sécurité routière). Cet acronyme signifie : Protéger, Alerter et Secourir : « Il est primordial de sécuriser les lieux« , précise la porte-parole, « si nous sommes les premiers sur place, il est essentiel de nous protéger nous-mêmes avant de sortir de la voiture. Pour ce faire, nous devons d’abord enfiler un gilet jaune, allumer les feux de détresse, installer le triangle de signalisation, et éteindre les moteurs des véhicules concernés si cela est possible. L’objectif est d’ éviter un sur-accident, un incendie, etc.«
Ensuite, il faut alerter les secours : « Mais avant d’appeler les secours, il est conseillé de bien déterminer votre localisation« , souligne Belinda De Mattia, « il est important de repérer où l’on se trouve. Si vous êtes sur une autoroute, des bornes kilométriques peuvent être disponibles. Si vous n’êtes pas sur autoroute, essayez d’identifier un carrefour, un panneau, ou un établissement pour fournir des informations précises aux secours. Lors de l’appel, indiquez le sens de circulation où l’accident s’est produit et l’état des blessés, car les secours peuvent poser des questions pour évaluer le type d’assistance à envoyer.«
Un automobiliste témoin doit décider en quelques secondes de la marche à suivre.
Alors, s’arrêter ou non ? Selon les secours et les spécialistes, l’essentiel est de ne pas risquer de causer un nouvel accident. « Il ne faut surtout pas aggraver la situation. En effet, par temps de neige comme aujourd’hui, il est particulièrement difficile de s’arrêter ou de circuler. »
Tout dépend en réalité de la nature de l’accident, souligne Belinda De Mattia : « Dans le cas d’un accident grave avec blessés, si vous avez la possibilité de vous arrêter et que vous refusez de le faire… Vous pourriez être tenu responsable de non-assistance à personne en danger. Donc, si vous êtes le premier sur les lieux et que des blessés sont présents, et que les circonstances le permettent, il est évident que vous devez vous arrêter pour leur porter secours. En revanche, s’il y a déjà plusieurs véhicules arrêtés et que la police est présente, il est recommandé de passer votre chemin. En effet, plus il y a de personnes sur place, plus cela peut devenir confus et entraver le travail des secours et de la police. Il n’est donc pas toujours nécessaire de s’arrêter. Néanmoins, il est vrai que quelques secondes sont à votre disposition pour évaluer si vous devez vous arrêter ou non. »
Un soutien psychologique pour les témoins d’accidents
Une réalité fréquemment ignorée : être témoin d’un accident de la route grave peut engendrer des répercussions psychologiques chez certaines personnes. C’est pourquoi l’AWSR a mis en place un numéro d’assistance pour aider les personnes dans ce besoin : « Nous avons un service qui aide les victimes de la route et qui peut également soutenir les témoins. Vous pouvez composer le numéro 081.821.321« , souligne la porte-parole.
Un dernier conseil, évitez de publier des photos sur les réseaux sociaux : « Il arrive souvent que des proches apprennent les accidents à travers les réseaux sociaux ou les médias, ce qui peut être traumatisant. Imaginez-scroller sur les réseaux sociaux et tomber sur une image de la voiture d’un proche, sans en avoir été informé. Il y a de nombreuses personnes qui passent près de l’accident, qui prennent des photos et les publient sur les réseaux sociaux », déplore-t-elle. « C’est quelque chose que nous demandons de ne pas faire, car cela interrompt le travail des services de police. »
Pour rappel, si vous êtes témoin ou victime d’un accident sur la route, le numéro à composer est le 112.

