Gard : Un adolescent blessé par balle, probable lien avec narcotrafic
Un adolescent de 15 ans, originaire de la région parisienne, a été blessé d’une balle dans la jambe près d’une cantine scolaire à Alès, lors de tirs par arme à feu dans le quartier des Prés-Saint-Jean aux alentours de 13h15. Les assaillants étaient au nombre de deux et circulaient à moto, tandis qu’une enquête a été ouverte pour des chefs de tentative de meurtre en bande organisée.
La violence liée à la drogue a touché le Gard mardi. Un adolescent de 15 ans, originaire de la région parisienne et apparemment impliqué dans des trafics de stupéfiants, a été blessé d’une balle dans la jambe près d’une cantine scolaire à Alès.
« Aux alentours de 13h15, un groupe d’hommes a été la cible de tirs par arme à feu dans le quartier des Prés-Saint-Jean à Alès, à proximité immédiate d’un restaurant scolaire », précise le parquet de Nîmes dans un communiqué, sans fournir davantage de détails sur les circonstances des faits.
### Une blessure « non vitale »
Le groupe ciblé était constitué de « quatre jeunes gens » originaires « d’autres régions », et l’un d’eux a été blessé « de façon non vitale » à la jambe, selon le maire d’Alès, Christophe Rivenq, cité par des médias locaux.
La victime principale est un jeune de 15 ans résidant en Seine-Saint-Denis, indique une source proche de l’enquête, qui ajoute que les trois jeunes hommes l’accompagnant sont également mineurs. Des impacts de balle ont été constatés sur la rampe d’accès menant à la cantine scolaire, mais aucun élève n’a été blessé, selon cette source ayant requis l’anonymat.
### Un quartier gangrené par les trafics de stupéfiants
Une source policière signale que l’adolescent, connu des autorités judiciaires, s’était réfugié dans la cantine de l’école primaire après avoir été touché. Les assaillants, au nombre de deux, circulaient à moto. D’après Christophe Rivenq, les jeunes visés seraient « semble-t-il ce qu’on appelle des « jobbeurs » », arrivés le jour même dans ce secteur d’Alès touché par les trafics de stupéfiants. « C’était visiblement de l’intimidation vis-à-vis de quatre personnes arrivant sur Alès. Ils étaient de passage, ils effectuent des petits jobs, ils parcourent les villes, ils essaient de se faire embaucher pour réaliser de petites missions. »
À la fin de la journée, les auteurs des tirs étaient toujours « activement recherchés », selon le parquet de Nîmes. Une enquête a été ouverte « notamment pour tentative de meurtre en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime aggravé par la commission en bande organisée ». Cette enquête a été confiée à la division de la criminalité organisée de la direction interdépartementale de la police nationale du Gard.

