Guerre en Ukraine : Paris s’engage pour une « force multinationale » avec les États-Unis
Les Européens se sont déclarés ce mardi « prêts » à fournir des garanties de sécurité « juridiquement contraignantes » à l’Ukraine, selon la déclaration de la « Coalition des volontaires » réunie à Paris. La présidente du Conseil a rappelé que le gouvernement italien excluait l’envoi de troupes italiennes au sol dans le cadre de garanties de sécurité apportées à Kiev une fois un cessez-le-feu conclu avec la Russie.
Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? *20 Minutes* fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mardi 6 janvier, au 1.412e jour du conflit.
## Le fait du jour
Un front uni sur la sécurité future de l’Ukraine. Les Européens se sont déclarés ce mardi « prêts » à fournir des garanties de sécurité « juridiquement contraignantes » à l’Ukraine, incluant une force internationale « soutenue » par des moyens militaires américains, une fois un cessez-le-feu conclu avec la Russie, selon la déclaration de la « Coalition des volontaires » réunie à Paris.
Les dirigeants de presque tous les pays européens, du Canada, de l’Otan, de l’UE et deux émissaires clés de Donald Trump sur l’Ukraine, Steve Witkoff et Jared Kushner, se sont ainsi retrouvés à 15 heures à l’Elysée.
Une « force multinationale pour l’Ukraine », à l’étude depuis plusieurs mois sous la direction de la France et du Royaume-Uni, sera formée par les pays volontaires de la Coalition. Elle reposera sur une « participation américaine », fortement souhaitée par certains pays européens, notamment pour des aspects « de renseignement et de logistique ». Les Etats-Unis se sont également engagés à apporter un « soutien » en « cas d’attaque », selon le texte.
## La déclaration du jour
« La présidente du Conseil a rappelé certains points clefs de la position du gouvernement italien sur la question des garanties, en particulier l’exclusion de l’emploi de troupes italiennes au sol. »
Les paroles sont signées du bureau de Giorgia Meloni. La Première ministre italienne a déclaré ce mardi soir avoir informé les alliés européens de l’Ukraine et les envoyés américains qu’elle excluait l’envoi de troupes italiennes au sol dans le cadre des garanties de sécurité accordées à Kiev une fois un cessez-le-feu conclu avec la Russie.
Giorgia Meloni, qui participait à la réunion à Paris de la « Coalition des volontaires », a toutefois réaffirmé « le soutien de l’Italie à la sécurité de l’Ukraine ».
## Le chiffre du jour
129. C’est le nombre de drones ukrainiens que les autorités russes disent avoir abattus dans la nuit de lundi à mardi. Selon le ministère de la Défense, six de ces drones ont été détruits au-dessus de la région de Tver, dont le chef-lieu, également nommé Tver, est situé à près de 200 kilomètres au nord-ouest de Moscou.
Une explosion due au gaz dans un immeuble d’habitation de Tver a d’ailleurs fait un mort mardi, ont indiqué les autorités régionales qui avaient initialement imputé l’incident à une attaque de drone ukrainien.
## La tendance
La Canadienne Chrystia Freeland, ancienne ministre des Finances et des Affaires étrangères, a annoncé qu’elle démissionnait de ses mandats dans son pays après sa nomination comme conseillère au développement économique par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
D’origine ukrainienne, Chrystia Freeland était depuis le mois de septembre représentante spéciale du Canada pour la reconstruction de l’Ukraine après avoir occupé plusieurs portefeuilles ministériels ces dernières années. Elle était également députée pour le Parti libéral (centre-gauche). « L’Ukraine est au cœur du combat mondial pour la démocratie et je suis heureuse de pouvoir y contribuer bénévolement en tant que conseillère économique auprès du président Zelensky », a-t-elle écrit sur X.
Il y a un an, Chrystia Freeland s’était portée candidate pour remplacer Justin Trudeau à la tête du Parti libéral et comme Premier ministre, mais elle avait été largement battue par Mark Carney lors d’un scrutin.

