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Guerre en Ukraine : La Russie bombarde une clinique et tue avant la réunion des alliés à Paris

Ce lundi 5 janvier, plusieurs frappes russes ont frappé l’Ukraine, tuant deux personnes et provoquant des alertes antiaériennes sur tout le territoire, selon le président Volodymyr Zelensky. Le sommet de la « coalition des volontaires » prévu ce mardi à Paris réunira 35 pays, dont 27 chefs d’Etat ou de gouvernement, pour discuter des garanties de sécurité pour l’Ukraine.

Vous n’avez pas suivi les derniers événements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume la situation chaque soir. Voici les principaux éléments à retenir ce lundi 5 janvier, au 1.411e jour du conflit.

Le fait du jour

Pas de repos. À la veille d’une réunion importante des alliés de l’Ukraine, plusieurs frappes russes ont frappé le pays ce lundi, causant la mort de deux personnes. Des alertes antiaériennes ont retenti à travers l’ensemble du territoire ukrainien, touché par 165 drones selon le président Volodymyr Zelensky, qui a également signalé de nouvelles coupures d’électricité.

À Kiev, une clinique privée a été frappée, entraînant un incendie et faisant un mort, ainsi que trois blessés, d’après les services de secours qui ont publié des images illustrant l’évacuation de patients sur des brancards. Margaryta Maliovana, la directrice de la clinique, a décrit une « nuit terrible ». Elle a indiqué que 26 patients étaient présents sur place au moment de l’impact et qu’un homme de 30 ans avait perdu la vie.

En périphérie de la capitale, des bombardements ont touché plusieurs habitations et infrastructures essentielles, causant la mort d’un homme dans la localité de Fastiv.

Ces frappes ont engendré des coupures de courant, nécessitant le recours à des systèmes de secours pour maintenir l’approvisionnement en eau et chauffage, a précisé un responsable, alors que les températures nocturnes avaient chuté à -8°C.

La revendication du jour

La Russie a annoncé ce lundi avoir pris le contrôle de la localité de Grabovské dans la région de Soumy, au nord-est de l’Ukraine, près de la frontière russe. « Les unités du groupement de troupes Nord ont pris le contrôle de la localité de Grabovské, dans la région de Soumy, suite à des opérations actives », a déclaré le ministère russe de la Défense.

L’armée ukrainienne avait signalé en décembre des combats dans cette zone après que des soldats russes ont franchi la frontière pour initier une offensive. Les forces russes occupent déjà plus de 200 km² de territoire dans la région de Soumy, située plus à l’ouest.

Bien que la région de Soumy ne soit pas l’un des territoires que Moscou revendique pour annexion en Ukraine, le président Vladimir Poutine avait ordonné à ses troupes d’y établir une « zone tampon » empêchant les forces ukrainiennes de pénétrer en Russie, comme cela avait été le cas durant l’été 2024.

La déclaration du jour

« Je ne pense pas que cette frappe ait eu lieu »

Telles sont les paroles de Donald Trump. Le président américain a déclaré dimanche soir qu’il ne croyait pas aux affirmations de la Russie selon lesquelles l’Ukraine aurait attaqué avec des drones une résidence du président russe Vladimir Poutine. « Je ne pense pas que cette frappe ait eu lieu », a-t-il affirmé à bord de son avion présidentiel, notant que « personne ne savait pour l’heure » si les allégations russes, démenties par Kiev, étaient véridiques.

Moscou a accusé Kiev d’avoir ciblé une résidence hautement sécurisée de Vladimir Poutine située à Valdaï, entre Moscou et Saint-Pétersbourg, avec 91 drones durant la nuit du 28 au 29 décembre. Kiev a qualifié cette accusation de « mensonge » et a considéré qu’elle visait à justifier de nouvelles frappes contre la capitale ukrainienne, tout en sapant les efforts de négociation.

Le Kremlin avait averti mardi que « les conséquences » de cette attaque entraîneraient « un durcissement de la position de négociation » de la Russie.

La tendance

Le sommet de la « coalition des volontaires » prévu ce mardi à Paris rassemblera 35 pays et a pour objectif d’afficher la « convergence » entre Washington, les Européens et Kiev concernant « les modalités opérationnelles » des garanties de sécurité pour l’Ukraine, a annoncé lundi l’Élysée.

Vingt-sept chefs d’État ou de gouvernement, surtout européens, sont attendus à Paris pour cette réunion, tandis que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner participeront, marquant la première présence américaine à un sommet en présentiel de cette coalition lancée au printemps par la France et le Royaume-Uni.

D’après des sources diplomatiques, le président ukrainien Volodymyr Zelensky est également prévu, tout comme le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le Canadien Mark Carney.

Les dirigeants doivent s’engager sur leur vision commune des « modalités d’un cessez-le-feu » futur entre l’Ukraine et la Russie, sur leur réponse en cas de violation, ainsi que sur le principe du « déploiement d’une force multinationale » visant à « réassurer l’Ukraine » dans le cadre d’un éventuel accord politique, a précisé la présidence française.