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Nicolas Maduro jugé à New York, assisté de l’avocat de Julian Assange.

Nicolás Maduro, 63 ans, a été arrêté et détenu depuis le 3 janvier à Brooklyn, face à quatre chefs d’accusation, principalement pour des faits de trafic de drogue. Le procès de Nicolás Maduro a été confié au juge fédéral Alvin K. Hellerstein, âgé de 92 ans, nommé par le président Bill Clinton en 1998.

Maduro se présente au tribunal de New York pour sa première comparution après son arrestation

Depuis son arrestation le 3 janvier à Brooklyn, réputé pour ses conditions de détention difficiles, Nicolás Maduro, âgé de 63 ans, doit faire face à quatre chefs d’accusation, notamment pour trafic de drogue.

Son épouse, Cilia Flores, 69 ans, devra répondre de trois chefs d’accusation.

Nicolás Maduro défendu par l’avocat de Julian Assange

Selon une information de CNN confirmée par Bloomberg, l’ancien président vénézuélien sera représenté par Barry Pollack, l’avocat de Julian Assange, qui avait négocié la libération du fondateur de Wikileaks en juin 2024.

Cilia Flores, quant à elle, sera défendue par Mark Donnelly, ancien procureur du ministère de la Justice, spécialisé dans les affaires dites « de cols blancs ».

« Allez, Nico ! », scandent des députés vénézuéliens en soutien à Maduro

Lors de la première session de la nouvelle Assemblée nationale, issue des élections de mai boycottées par une grande partie de l’opposition, de nombreux députés ont scandé « allez, Nico ! », en soutien à Nicolás Maduro.

Cela fait référence à l’un des slogans utilisés lors de sa campagne présidentielle, « Vamos Nico ».

Une foule rassemblée devant le tribunal de New York pour la comparution de Nicolás Maduro

NTN24, la branche vénézuélienne de la chaîne de télévision colombienne, a publié sur X des images du tribunal de New York où Nicolás Maduro et Cilia Flores doivent comparaître, et devant lequel une foule s’est rassemblée.

Le chef de l’ONU appelle au respect de l’« indépendance politique » des États

« Dans des situations aussi confuses et complexes que celle à laquelle nous faisons face, il est important de respecter les principes », notamment « le respect des principes de souveraineté, d’indépendance politique et d’intégrité territoriale des États », a-t-il déclaré lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, retransmise par la sous-secrétaire générale, Rosemary DiCarlo.

Il a aussi exprimé sa préoccupation concernant des « règles du droit international » qui n’ont pas été respectées lors de l’opération militaire du 3 janvier, et a insisté sur le fait que « la situation est critique, mais qu’il est encore possible d’éviter une conflagration plus large et destructrice ».

Les géants pétroliers enregistrent une hausse à la Bourse de New York, soutenus par les perspectives d’exploitation au Venezuela

Les grandes compagnies pétrolières américaines affichent une hausse lundi à la Bourse de New York, profitant de l’intention de Washington d’exploiter les vastes réserves pétrolières du Venezuela, suite à l’arrestation du président déchu Nicolas Maduro.

Au cours des premiers échanges, Chevron a gagné 4,45 % pour atteindre 162,83 dollars, Exxon Mobil a pris 1,73 % à 124,77 dollars et ConocoPhillips a progressé de 4,15 % à 100,71 dollars.

« L’Amérique n’appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance », déclare la présidente du Mexique

L’Amérique « n’appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance », a affirmé lundi la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, à la suite de l’opération militaire américaine au Venezuela.

« Le Mexique soutient fermement que l’Amérique n’appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance. Le continent américain appartient aux peuples de chacun des pays qui le composent », a déclaré la dirigeante de gauche lors de sa conférence de presse quotidienne.

Pour le Hongrois Orban, le prix du pétrole va diminuer

Le Premier ministre hongrois Victor Orbán a estimé lundi que l’opération américaine au Venezuela représentait « l’une des manifestations du nouveau monde », et qu’elle entraînerait une baisse des prix souhaitée par Donald Trump pour soutenir son programme économique. « C’est un nouveau langage, et c’est le langage que le monde parlera à l’avenir », a déclaré le dirigeant nationaliste lors de sa conférence de presse de rentrée.

« Avec le Venezuela, les États-Unis sont désormais capables de contrôler 40 à 50 % des réserves de pétrole mondiales », a-t-il ajouté, soulignant que cela pourrait entraîner une baisse des prix, ce qu’il a salué. « Je vois une sérieuse possibilité qu’à la suite de la mise sous contrôle du Venezuela, une situation énergétique mondiale plus favorable pour la Hongrie émerge, et c’est une bonne nouvelle », a-t-il conclu.

Il a aussi justifié la décision de son pays de ne pas se joindre la veille à l’appel de ses partenaires de l’Union européenne exigeant le respect de la volonté du peuple vénézuélien par son refus de toute politique étrangère.

Le président colombien (et ancien guerrillero) Gustavo Petro se dit prêt à « reprendre les armes » face aux menaces de Trump

Le président colombien Gustavo Petro, ancien guerrillero, a déclaré lundi qu’il allait « reprendre les armes » en réponse aux menaces de Donald Trump, dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays suite à l’opération militaire américaine au Venezuela.

« J’avais juré de ne plus toucher à une arme depuis l’accord de paix de 1989, mais pour la patrie, je reprendrai les armes », a tweeté le président colombien de gauche.

Donald Trump a déclaré dimanche à bord d’Air Force One qu’une opération en Colombie similaire à celle menée au Venezuela lui paraissait « une bonne idée », et a accusé Gustavo Petro de trafic de drogue vers les États-Unis, avertissant qu’il « ne le ferait plus très longtemps ».

Une audience présidée par un juge fédéral de 92 ans, nommé par Clinton

Selon CNN, le procès de Nicolás Maduro a été confié au juge fédéral Alvin K. Hellerstein, âgé de 92 ans, nommé et confirmé par le président Bill Clinton en 1998.

Juge principal depuis 2011 dans le district sud de New York, il a présidé des affaires relatives aux attentats du 11 septembre 2001, ainsi que d’autres affaires liées au terrorisme et à la sécurité nationale. Au cours de l’été, l’ancien général et chef des services de renseignement vénézuéliens, Hugo Carvajal Barrios, avait plaidé coupable devant le juge Hellerstein d’accusations de narcoterrorisme et de trafic de drogue.

Nicolás Maduro est arrivé au tribunal

Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores, 69 ans, font l’objet d’un nouvel acte d’accusation publié samedi, portant également sur quatre autres personnes, dont le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, considéré comme l’un des hommes les plus puissants du pays, ainsi que le fils de Nicolás Maduro.

Ils sont notamment accusés de s’être alliés avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qualifiée de « terroriste » par Washington, et de collaborer avec des cartels criminels pour « acheminer des tonnes de cocaïne vers les États-Unis ».

Nicolás Maduro et son épouse sont en cours de transfert vers le tribunal de New York

La première comparution est pour l’heure prévue à 18 heures, heure française.

Les images diffusées en direct par des médias américains montrent Nicolás Maduro, 63 ans, menotté et escorté par plusieurs agents des forces de l’ordre lourdement armés.

L’UE juge que la transition au Venezuela doit inclure le prix Nobel de la Paix María Corina Machado

La transition au Venezuela doit inclure le prix Nobel de la Paix et cheffe de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado, a déclaré lundi une porte-parole de la Commission européenne.

« Les prochaines étapes portent sur un dialogue en vue d’une transition démocratique, qui doit inclure Edmundo Gonzalez et María Corina Machado », a précisé Anitta Hipper, en référence au vainqueur de l’élection présidentielle de 2024 au Venezuela selon l’opposition, Edmundo Gonzalez Urrutia, actuellement en exil en Espagne.

La Suisse ordonne de bloquer les éventuels avoirs de Maduro sur son territoire

Le gouvernement suisse a annoncé lundi le blocage « avec effet immédiat » des éventuels avoirs du président vénézuélien déchu Nicolás Maduro, afin d’« empêcher toute fuite de capitaux ».

« D’autres personnes qui lui sont liées » sont également concernées par cette mesure, mais « aucun membre du gouvernement vénézuélien en exercice n’est touché », a précisé le gouvernement dans un communiqué.

Macron précise qu’il n’approuve pas la « méthode utilisée » par les États-Unis

Emmanuel Macron a affirmé lundi en Conseil des ministres que la « méthode utilisée » par les États-Unis pour capturer Nicolás Maduro n’était « ni soutenue ni approuvée » par la France, a rapporté la porte-parole du gouvernement.

Le chef de l’État a aussi qualifié Nicolás Maduro de « dictateur » et a déclaré que son départ était « une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens », a ajouté Maud Bregeon lors d’un point presse. Emmanuel Macron avait fait l’objet de critiques, notamment à gauche, pour sa première réaction qui ne prenait pas en compte la méthode utilisée par Washington.

L’Iran appelle à la libération de Maduro

L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a demandé lundi la libération de Nicolás Maduro. « Le président d’un pays et son épouse ont été enlevés. Il n’y a pas lieu d’être fier, c’est un acte illégal », a affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Ismaïl Baghaï. « Comme l’a souligné le peuple vénézuélien, son président doit être libéré », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse hebdomadaire à Téhéran.

« Nos relations avec tous les pays, y compris le Venezuela, reposent sur le respect mutuel et cela ne changera pas. Nous sommes en contact avec les autorités vénézuéliennes », a conclu le diplomate iranien.

La France ne va « pas pleurer le départ d’un dictateur »

Invitée du matinal de BFMTV, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a clarifié la position de la France. « Premièrement, non, nous n’allons pas pleurer le départ d’un dictateur qui a confisqué la liberté à son peuple et a volé les élections. Deuxièmement, bien sûr que ça contrevient au droit international, nous n’avons jamais dit le contraire », a-t-elle commenté, ajoutant : « Il faut maintenant permettre au Venezuela de se projeter dans l’après-Maduro, avec une transition pacifique et démocratique. Ça commence par la libération des prisonniers politiques et une prise en compte réelle des élections de 2024. »

En Corée du Nord, Kim Jong-un tire des missiles hypersoniques pour se prémunir d’un scénario à la vénézuélienne

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a supervisé le tir de missiles hypersoniques, affirmant que cela préparait les forces nucléaires de Pyongyang à « une guerre réelle », dans un contexte de « crise géopolitique » suite à l’arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis.

Pyongyang accuse Washington depuis des décennies de vouloir renverser son gouvernement selon un scénario similaire à celui utilisé le samedi pour extraire le président vénézuélien, et affirme que ses programmes militaires et nucléaires servent de dissuasion.

Dimanche, le pays a procédé à son premier lancement de missiles balistiques de l’année 2026, en violation des sanctions internationales, avec un nouveau système « de pointe » utilisant des missiles hypersoniques, testés pour la première fois en octobre.

« La récente crise géopolitique et les événements internationaux complexes illustrent pourquoi cela est nécessaire », a déclaré Kim Jong-un à propos de cette manœuvre, en faisant référence à l’arrestation de Nicolás Maduro.

Trump affirme que le régime à Cuba est « prêt à tomber »

Après Caracas, La Havane ? Le président américain a déclaré dimanche que le pouvoir en place à Cuba était « prêt à tomber » après l’arrestation de Nicolás Maduro, tout en minimisant la nécessité d’une intervention militaire américaine sur l’île.

À bord d’Air Force One, Donald Trump a estimé qu’il serait difficile pour Cuba de « tenir le coup » sans les revenus tirés du pétrole vénézuélien. « Je ne pense pas que nous ayons besoin d’agir. Il semble que tout s’écroule », a-t-il ajouté.