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Maduro au tribunal de New York lundi, Trump confirme son contrôle sur le Venezuela.

Donald Trump a réaffirmé dimanche soir son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine, après que la Première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis à « cesser leurs menaces » d’annexer le territoire ce week-end. La Première ministre danoise a rappelé que le Royaume du Danemark, qui inclut les îles Féroé et le Groenland, « fait partie de l’OTAN et bénéficie ainsi de la garantie de sécurité de l’alliance ».


Donald Trump a réitéré dimanche soir son souhait de voir le Groenland passer sous administration américaine, suite aux exhortations de la Première ministre danoise, qui a appelé les États-Unis à « cesser leurs menaces » d’annexer cette région.

L’intervention militaire américaine au Venezuela, révélant l’intérêt de Trump pour les vastes ressources pétrolières de ce pays, a ravivé les craintes concernant le Groenland, que le président américain convoite pour ses précieuses ressources minières et sa position géostratégique.

« Nous avons besoin du Groenland en termes de sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper« , a réaffirmé Trump aux journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir.

Plus tôt, Donald Trump a incité la cheffe du gouvernement danois, Mette Frederiksen, à sortir de son silence. Interrogé lors d’un entretien téléphonique par The Atlantic sur les répercussions de l’opération militaire au Venezuela sur le Groenland, Trump a déclaré que ses partenaires devraient évaluer la situation eux-mêmes.

« Ils vont devoir se faire leur propre opinion. Je ne sais vraiment pas« , a-t-il ajouté, tout en précisant : « Mais nous avons absolument besoin du Groenland. Nous en avons besoin pour notre défense. »

La Première ministre danoise a vivement critiqué les prétentions de Trump : « Je demande instamment aux États-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre« , a-t-elle écrit dans un communiqué dimanche soir.

Elle a aussi souligné que le Royaume du Danemark, incluant les îles Féroé et le Groenland, « fait partie de l’OTAN et bénéficie ainsi de la garantie de sécurité de l’alliance« .

Dans une déclaration de réaction au Groenland, le Premier ministre Jens Frederik Nielssen a répondu aux menaces répétées de Trump sur le contrôle de l’île arctique. Il a déclaré : « Ça suffit maintenant« , appelant à la cessation de la pression, des sous-entendus, et des fantasmes d’annexion. « Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les bons canaux et dans le respect du droit international« , a-t-il écrit sur Facebook.

Trump a également dénoncé la situation en Colombie, qualifiant le pays de « malade », dirigé par un homme qu’il décrit comme aimant la cocaïne et la vendant aux États-Unis. Lors d’une question d’une journaliste concernant une intervention militaire en Colombie, il a répondu : « ça me parait bien« .

Le président colombien, Gustavo Petro, a alors demandé à Trump de cesser de le « calomnier« , rejetant les accusations d’être un narcotrafiquant, précisant que son nom ne figurait pas dans les dossiers judiciaires sur le trafic de drogue.

En ce qui concerne Cuba, Trump a déclaré : « Je ne pense pas que nous ayons besoin d’agir. Il semble que tout s’écroule. Cuba est prêt à tomber« .

Il a également affirmé que les États-Unis étaient désormais aux commandes du Venezuela et a mis en garde la présidente par intérim Delcy Rodríguez qu’elle pourrait « payer un prix très élevé, probablement plus élevé que celui de Maduro » si elle ne respectait pas ses recommandations.

Malgré les inquiétudes quant au non-respect du droit international, Trump est convaincu de bénéficier du soutien d’une grande partie de la population pour ses actions contre Maduro. Delcy Rodríguez a plaidé pour des relations « équilibrées et respectueuses » avec les États-Unis, affirmant que le Venezuela privilégiait des relations basées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence.

Le président Nicolas Maduro devra par ailleurs comparaître lundi devant un tribunal à New York pour des accusations de trafic de drogue, Trump le qualifiant de coupable de narcoterrorisme et prédisant sa condamnation.