Brigitte Macron réagit à ses propos sur les « sales connes »
Brigitte Macron a déclaré sur TF1 qu’elle « était absolument désolée » et a reconnu que ses « termes étaient certainement pas adéquats ». Dans une interview au média Brut mi-décembre, elle avait affirmé ne « pas regretter » ses paroles, tout en présentant des excuses à celles qu’elle avait pu « blesser ».
Brigitte Macron poursuit son opération de déminage. L’épouse du président a une nouvelle fois tenté de mettre un terme à la polémique concernant ses propos envers des militantes féministes, survenus en marge d’un spectacle de l’humoriste Ary Abittan début décembre.
Dans une interview diffusée sur TF1, à l’occasion du lancement de l’opération Pièces Jaunes en faveur des enfants hospitalisés, elle a exprimé son « absolu regret ». « Je ne suis pas une femme mesurée. Je suis une femme qui s’enflamme aussi facilement », a-t-elle précisé.
**L’indignation dans les rangs féministes**
Brigitte Macron avait traité de « sales connes » des militantes du collectif féministe #NousToutes, qui avaient interrompu le 6 décembre un spectacle de l’humoriste Ary Abittan, accusé de viol mais ayant bénéficié d’un non-lieu. Ses commentaires avaient provoqué une vague d’indignation parmi les féministes, les membres de la gauche, ainsi que dans le milieu culturel, où de nombreuses actrices, comme Judith Godrèche et Marion Cotillard, ont exprimé leur soutien aux victimes de violences sexuelles.
« Je suis absolument désolée d’avoir blessé les femmes qui ont pu se sentir agressées ou d’avoir choqué », a-t-elle ajouté dimanche, reconnaissant que ses « termes étaient certainement pas adéquats ».
**Pas de regrets**
Dans une interview accordée à Brut à la mi-décembre, elle avait déjà exprimé des regrets si elle avait « blessé des femmes victimes », tout en affirmant ne « pas regretter » ses paroles. « Il y a des moments où j’oublie, et je ne devrais pas, mais je ne suis pas épouse de président à longueur de temps. Il y a des moments où Brigitte reprend le dessus et Brigitte n’est pas une femme mesurée », a-t-elle encore justifié dimanche.

