Belgique

Près de 400 personnes protestent à Bruxelles contre l’attaque des États-Unis au Venezuela.

Les quelque 400 manifestants et manifestantes se sont mobilisés contre l’attaque américaine du Venezuela commise le 3 janvier. Le président américain Donald Trump affirme que son homologue vénézuélien est à la tête d’un important cartel de drogue au Venezuela.


Les environ 400 manifestants se sont rassemblés contre l’attaque américaine au Venezuela survenue le 3 janvier. Ils ont également vivement dénoncé l’enlèvement du président Nicolas Maduro, qui est désormais aux États-Unis avec son épouse, en attente de son procès.

Le président américain Donald Trump soutient que le dirigeant vénézuélien est à la tête d’un important cartel de drogue au Venezuela, tandis que ses opposants l’accusent d’utiliser cette accusation pour s’assurer le contrôle des précieuses réserves pétrolières du pays, au détriment de la Chine.

Selon les participants, dont Ludo De Brabander de l’association Vrede vzw, « l’invasion américaine n’est rien d’autre qu’une violation flagrante du droit international. Si un pays peut en attaquer un autre sans raison, c’est la loi de la jungle qui prévaut. »

L’enlèvement de Nicolas Maduro a également suscité l’indignation de M. De Brabander, qui déclare que « la réaction tiède de l’Europe est scandaleuse. Cela sape une fois de plus le droit international. » Il reconnaît seulement l’Espagne comme le pays européen qui résiste actuellement : « C’est le seul pays européen qui oppose actuellement une certaine résistance. Nous ne devons pas revenir au XIXe siècle, mais faire prévaloir le droit international. »

D’après M. De Brabander, l’Europe doit condamner fermement ces actions et défendre de toute urgence le droit international, en affirmant que « la Belgique doit également réagir beaucoup plus fermement. »