Elections municipales à Paris : Sophia Chikirou, candidate LFI, jugée pour escroquerie
Sophia Chikirou, députée La France insoumise et candidate à la Mairie de Paris, a été mise en examen pour escroquerie et sera jugée en mai 2026, deux mois après les élections municipales prévues les 15 et 22 mars. La gauche parisienne a conclu un accord entre socialistes, écologistes et communistes, qui se rangeront derrière Emmanuel Grégoire.
L’année aurait pu mieux commencer pour Sophia Chikirou. La députée de La France insoumise, candidate à la Mairie de Paris, a été mise en examen pour escroquerie. Elle sera jugée en mai, soit deux mois après les élections municipales de 2026, prévues les 15 et 22 mars. Selon une source judiciaire, l’élue sera jugée pour escroquerie au préjudice du site d’actualité *Le Média*. Les faits remontent à juillet 2018.
« C’est une affaire qui traîne depuis près de dix ans. La sortir maintenant est une décision purement politique de la part du parquet », a dénoncé son avocat Dominique Tricaud. La candidate LFI soutient cette position, dénonçant une volonté de la « salir » avant les élections municipales.
La décision du ministère public « est éminemment politique et n’a pour but que de salir et gêner (sa) campagne », a déclaré Sophia Chikirou. L’élue estime que le dossier relève d’un simple « différend commercial » datant de 2018 et qu’un problème aurait été résolu, selon la mise en cause.
Aux élections municipales, Sophia Chikirou fera face à Rachida Dati, candidate de la droite soutenue par le Modem. La ministre de la Culture est également dans le viseur de la justice, étant mise en cause dans deux affaires de corruption concernant des versements de la part de Renault et de GDF-Suez pour plus d’un million d’euros lorsqu’elle était députée européenne.
Par ailleurs, la gauche parisienne a réussi à conclure un accord entre socialistes, écologistes et communistes, qui soutiendront Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo.

