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Attaque américaine au Venezuela : Trump ne réagit pas durant le raid contre Maduro

Dans la nuit de vendredi à samedi, le président américain Donald Trump a donné le feu vert à l’opération, qui a commencé avec des premières explosions à Caracas peu avant 2 heures du matin. À 3h29, les hélicoptères américains ont survolé le littoral vénézuélien et le couple Maduro a été embarqué à bord du navire de guerre USS Iwo Jima.


Dans la nuit de vendredi à samedi, le conflit entre Donald Trump et Nicolás Maduro a pris la forme d’un raid mené par les États-Unis contre le dirigeant du Venezuela. Suite à une série d’attaques aériennes sur le pays sud-américain, le président américain a annoncé que ses forces avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien ainsi que la Première dame, Cilia Flores.

Nicolás Maduro étant désormais incarcéré à New York, 20 Minutes retrace les événements d’« Absolute Resolve » (« Détermination absolue »), une opération minutieusement préparée durant plusieurs mois.

Quel a été le rôle des services secrets américains ?

Des agents du renseignement américain surveillaient depuis août les mouvements de l’héritier de Hugo Chavez, qui, selon les médias, changeait fréquemment de domicile dans un contexte de tensions croissantes avec Washington.

Les services secrets cherchaient à « comprendre comment il se déplaçait, où il vivait, où il voyageait, ce qu’il mangeait, ce qu’il portait, quels étaient ses animaux de compagnie », a précisé le général Dan Caine, le chef d’état-major américain. Cette mission a nécessité des mois de planification et de répétitions « minutieuses ». Les forces américaines ont même construit une réplique de la maison où résidait Nicolás Maduro.

Quand a été donné l’ordre de l’attaque ?

L’armée américaine était prête début décembre mais a attendu que les événements « s’alignent », notamment en ce qui concerne les conditions météorologiques. Donald Trump a expliqué qu’il avait donné l’ordre de la mission il y a quatre jours, mais qu’il avait choisi d’attendre de bonnes conditions.

Vendredi, à 22h46 à Washington (samedi 04h46 à Paris), le président américain a donné son feu vert. « Il nous a dit – et nous lui en sommes reconnaissants Monsieur le président – « bonne chance et bon vent » », a déclaré le général Caine.

Quelles forces militaires ont été impliquées ?

Juste après le feu vert de Donald Trump, plus de 150 appareils américains ont décollé de bases terrestres et maritimes, incluant des avions de chasse, des avions de reconnaissance, des drones et des hélicoptères.

Les hélicoptères transportant la « force d’extraction » spéciale pour le président vénézuélien ont quitté leurs bases dans l’obscurité, volant à quelques dizaines de mètres au-dessus de l’océan.

Les avions de chasse ont assuré la couverture aérienne, tandis que les capacités satellitaires et cybernétiques américaines ont neutralisé les radars vénézuéliens.

Quelles ont été les premières cibles ?

Les premières explosions ont retenti à Caracas peu avant 2 heures du matin (6 heures à Paris samedi), d’après des journalistes de l’AFP.

Alors que de nombreux observateurs se demandaient s’il s’agissait du début d’une campagne de bombardements à large échelle, les avions américains ont d’abord ciblé les défenses aériennes vénézuéliennes pour permettre aux hélicoptères d’atteindre leur objectif. « Ils savaient qu’on arrivait », a assuré Donald Trump, en référence à la montée des tensions ces derniers mois. « Mais ils ont été complètement dépassés et très rapidement neutralisés », a-t-il ajouté.

Un hélicoptère américain a été touché mais a réussi à retourner à sa base.

Comment s’est passé le raid contre la résidence de Maduro ?

À 2h01 au Venezuela (7h01 à Paris), les hélicoptères ont atterri dans l’enceinte où se trouvait Nicolás Maduro. Le président Trump a décrit la résidence de son homologue vénézuélien comme « une forteresse ». « Il y avait des portes en acier, il y avait ce qu’on appelle une pièce sécurisée avec de l’acier massif. Il n’a pas réussi à fermer cet endroit, il essayait d’y entrer mais il a été pris si rapidement qu’il n’y est pas parvenu », a-t-il déclaré à Fox and Friends. « On était équipés de chalumeaux puissants pour percer l’acier mais on n’en a pas eu besoin ».

Donald Trump a précisé qu’aucun Américain n’avait été tué, affirmant que le dirigeant chaviste « aurait pu l’être » s’il avait tenté de résister. « Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le ministère de la Justice », a ajouté le général Caine.

Les hélicoptères américains ont survolé le littoral vénézuélien à 3h29 et le couple a été embarqué à bord du navire de guerre USS Iwo Jima.

Comment Donald Trump a-t-il suivi l’opération ?

Le président américain a raconté avoir suivi les événements en direct. Les photographies publiées par la Maison-Blanche le montrent assis dans une salle de crise improvisée à sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, entouré du chef du Pentagone Pete Hegseth, du secrétaire d’État Marco Rubio, du directeur de la CIA John Ratcliffe et du général Caine. « Je l’ai regardée (l’opération) littéralement comme si je regardais une émission de télévision », a expliqué Donald Trump à Fox and Friends. Il a ensuite annoncé l’opération sur Truth social à 4h21, heure de Washington.

Un responsable de la Maison-Blanche a envoyé peu après un message à un journaliste de l’AFP, illustré d’émojis représentant un biceps musclé, un poing et du feu. Donald Trump a ensuite publié la première photo de Nicolás Maduro menotté, les yeux bandés et portant un casque antibruit.