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Iran : Un membre des forces de sécurité tué lors des manifestations

C’est le huitième mort depuis le début des manifestations. Au moins huit personnes ont été tuées, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan officiel.


C’est le huitième décès depuis le début des manifestations. Un membre des forces de sécurité a été tué « à l’arme blanche et par balles » dans l’ouest de l’Iran, a rapporté samedi l’agence de presse Mehr, au septième jour d’une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s’est depuis élargie à des revendications politiques.

« Ali Azizi, membre du Bassidj, est tombé en martyr après avoir été poignardé à l’arme blanche et tué par balles dans la ville de Harsin, lors d’un rassemblement d’émeutiers armés » vendredi, a indiqué Mehr, citant un communiqué des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Les forces du Bassidj sont des milices de volontaires islamistes, affiliées aux Gardiens.

**25 villes**

Ces derniers jours, au moins huit personnes ont été tuées, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan officiel.

La contestation en Iran touche ou a touché, à des degrés divers, au moins 25 villes différentes, selon un comptage de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias. Essentiellement de taille moyenne, ces villes sont situées dans l’ouest et le sud-ouest du pays, où des dégradations et affrontements parfois meurtriers ont été rapportés.

**Revendications politiques**

Le mouvement a débuté dimanche à Téhéran, où des commerçants ont fermé leurs boutiques pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique. Il s’est ensuite propagé aux universités et dans le reste du pays. La grogne s’est élargie à des revendications politiques.

À Karaj, en périphérie de Téhéran, « quelques personnes ont brûlé le drapeau iranien en criant  »Mort au dictateur !’ », a rapporté l’agence de presse Fars, ajoutant que ces slogans avaient suscité des « protestations ».

Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.