Venezuela : Caracas subit des explosions, le pays accuse les Etats-Unis d’agression militaire
De fortes explosions ont été entendues à Caracas peu avant 2 heures du matin samedi, se poursuivant une heure plus tard, selon un journaliste de l’AFP. Le courant est coupé dans certains secteurs de la ville, selon des habitants.
De fortes explosions, accompagnées de bruits similaires à ceux de missiles ou d’avions, ont retenti peu avant 2 heures du matin samedi à Caracas, la capitale du Venezuela, et se sont poursuivies une heure plus tard, d’après un journaliste de l’AFP.
Ces déflagrations interviennent alors que le président américain, Donald Trump, a évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et a affirmé que les jours du président vénézuélien, Nicolás Maduro, étaient « comptés », après avoir déployé une flottille de guerre dans les Caraïbes.
Le courant est coupé dans certains secteurs
Des explosions ont aussi été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, selon une habitante de la Guaira qui s’est exprimée sous couvert d’anonymat. D’autres résidents ont rapporté à l’AFP avoir entendu des détonations à Higuerote, situé à une centaine de kilomètres à l’est de Caracas.
Dans de nombreux quartiers, les habitants se sont précipités à leurs fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre la situation. Dans certains secteurs de la ville, le courant a été coupé, précisent des témoins.
Les explosions, dont certaines ont secoué les fenêtres à des kilomètres à la ronde, demeurent difficilement localisables dans l’immédiat. Elles semblent avoir eu lieu dans le sud et l’est de la capitale vénézuélienne, potentiellement près de Fuerte Tiuna, une vaste enclave militaire de la ville.
« J’étais en train de dormir »
« Depuis ici, on entend des explosions près de Fuerte Tiuna, je vis (dans le quartier voisin) à Valle. En ce moment, on entend quelque chose qui ressemble à une mitrailleuse, comme une défense contre les bombardiers », a déclaré à l’AFP Emmanuel Parabavis, 29 ans, employé dans les relations publiques, sans être certain qu’il s’agisse de bombardiers. « On entend beaucoup de détonations et de coups de feu », a-t-il ajouté.
« J’étais en train de dormir quand ma copine m’a réveillé et m’a dit qu’ils étaient en train de bombarder. Je ne vois pas les explosions, mais j’entends les avions […]. On commence à préparer ici, à la maison, un sac avec les affaires les plus importantes : passeport, cartes, liquide, bougie, une tenue de rechange, des conserves. On commence à charger tout ce qu’on peut charger et on est déjà habillés, au cas où », a précisé Francis Peña, 29 ans.
Le président Trump a déclaré lundi que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de narcotrafic au Venezuela, marque de la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.
Le président Maduro s’était montré confiant lors d’une interview diffusée jeudi, affirmant : « le système de défense nationale a garanti et garantit l’intégrité territoriale, la paix du pays et l’usage et la jouissance de tous nos territoires ».
Donald Trump accuse le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic, accusation que ce dernier dément, récriminant que les États-Unis veulent le renverser pour s’accaparer les réserves de pétrole du pays, les plus vastes du monde.

