Belgique

Embrasement à Crans-Montana : phénomène soudain connu des pompiers.

L’embrasement généralisé, connu sous le nom de « flashover », est un phénomène où un incendie limité peut se propager à l’ensemble d’une pièce en 6 minutes selon la Majore Anne Wibin, responsable opérations et prévention pour les Pompiers de Bruxelles. Un embrasement généralisé peut se produire dans un bâtiment lorsque des fumées s’accumulent dans les cages d’escalier, atteignant une température suffisante pour s’enflammer.


L’embrasement généralisé éclair est un phénomène bien connu des pompiers dans des espaces semi-ouverts, souvent appelé « flashover ». Un incendie limité à un objet ou à une zone peut, en un instant, se propager à l’ensemble d’une pièce. Cet embrasement est total et quasi imminent, sans que l’on puisse observer la progression des flammes.

Les étapes de ce phénomène sont marquées par des dégagements de fumées, avec des gaz chauds qui s’accumulent au plafond. Le rayonnement thermique est suffisant pour enflammer tous les gaz combustibles, entraînant ainsi l’embrasement de la totalité des matériaux présents. « En laboratoire, la durée estimée entre le début d’un incendie et cet embrasement généralisé est de 6 minutes », explique la Majore Anne Wibin, responsable des opérations et de la prévention pour les Pompiers de Bruxelles.

Quand les flammes sont accompagnées d’une certaine quantité de fumée, il semble alors que tout l’air ambiant prenne feu. « Ça va vite et ça crée comme une explosion qui va éjecter le châssis des fenêtres et ouvrir les portes, enflammant tout ce qui est à proximité : les meubles, les tapis même si l’incendie était initialement au plafond », poursuit Anne Wibin.

L’incendie peut s’étendre facilement à un bâtiment. « Parfois, cette fumée circule dans les immeubles, s’engouffre dans les cages d’escalier et peut provoquer un embrasement généralisé au sommet de la cage d’escalier, alors que c’était l’appartement du premier étage qui brûlait. Au sommet de la cage d’escalier, ces fumées s’accumulent et atteignent la température adéquate », ajoute-t-elle.

En Suisse, le conseiller d’État du Valais chargé de la sécurité, Stéphane Ganzer, a précisé lors d’une conférence de presse qu’une déflagration avait eu lieu dans un bar à Crans-Montana, mais qu’elle était survenue après l’embrasement des lieux et non pas comme cause de celui-ci. Un embrasement généralisé laisse peu de chances de survie, les températures pouvant dépasser les 1000°C.

Lors de leurs interventions, les pompiers peuvent repérer des signes avant-coureurs d’un embrasement généralisé. La fumée accumulée au plafond descend rapidement, tandis que de petites flammes apparaissent parmi les fumées, un phénomène désigné par le terme « rollover ». La chaleur monte rapidement, engendrant la pyrolyse de certains matériaux comme les tapis, et l’ensemble de la pièce peut alors s’enflammer en un instant.