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Les ONG doivent se conformer aux règles d’Israël d’ici mercredi soir pour Gaza.

Selon un communiqué du ministère de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme, les organisations ayant « refusé de transmettre la liste de leurs employés palestiniens, afin d’exclure tout lien avec le terrorisme […], verront leurs licences annulées à compter du 1er janvier ». Les ministres des Affaires étrangères de dix pays, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni, le Canada, le Japon ou la Suisse, ont exhorté mardi les autorités israéliennes à « garantir un accès » à l’aide à Gaza, où la situation humanitaire demeure « catastrophique ».


Selon un communiqué du ministère de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme, les organisations qui « refusent de transmettre la liste de leurs employés palestiniens, afin d’exclure tout lien avec le terrorisme […], verront leurs licences annulées à compter du 1er janvier« . Ces organisations « devront cesser toute activité d’ici le 1er mars 2026« .

Le ministère a précisé que seulement 15% des ONG sont concernées et a ajouté que « les actes de délégitimation d’Israël, les poursuites judiciaires contre des soldats de Tsahal (armée israélienne, ndlr), la négation de la Shoah ainsi que la négation des événements du 7 octobre constituent des motifs de retrait de licence« .

Le texte note également que « certaines organisations internationales ont été impliquées dans des activités terroristes« . Il accuse directement Médecins Sans Frontières (MSF) d’avoir employé des personnes qui « entretenaient des liens avec des organisations terroristes« . Selon le ministère, « un membre du Jihad islamique palestinien a été identifié » en juin 2024 comme employé de l’ONG. De plus, en septembre 2024, « un autre employé de MSF a été identifié comme tireur isolé du Hamas« .

Contactée par l’AFP, l’ONG a affirmé qu’elle « n’emploierait jamais sciemment des personnes engagées dans des activités militaires« . Concernant le processus d’enregistrement de ses employés, MSF a assuré « poursuivre le dialogue avec les autorités israéliennes« , tout en exprimant ses « préoccupations » concernant la transmission obligatoire de leurs identités.

Des ONG internationales avaient annoncé à mi-décembre craindre de ne plus pouvoir travailler dans la bande de Gaza, qui a subi deux ans de guerre, à cause de ces nouvelles procédures.

Les ministres des Affaires étrangères de dix pays, dont la France, le Royaume-Uni, le Canada, le Japon et la Suisse, ont exhorté mardi les autorités israéliennes à « garantir un accès » à l’aide à Gaza, où la situation humanitaire demeure « catastrophique« .