Autoroute A69 : la justice rétablit les autorisations, le chantier reprend.
La cour administrative d’appel a annulé les décisions du 27 février 2025 du tribunal administratif de Toulouse et a rétabli les autorisations environnementales du projet. La justice a reconnu l’existence d’une raison impérative d’intérêt public majeur pour la liaison autoroutière entre Castres et Toulouse.
C’était une décision très attendue en cette fin d’année concernant le chantier de l’autoroute A69 reliant Castres à Toulouse et la validité des autorisations environnementales. Ce mardi, la cour administrative d’appel a annulé les décisions du 27 février 2025 du tribunal administratif de Toulouse et a rétabli les autorisations environnementales du projet. La justice permet donc la poursuite des travaux.
Cette décision fait suite aux recommandations du rapporteur public, qui a plaidé en faveur de la poursuite du chantier. Étant donné la « taille critique » de la population et de l’emploi des villes de Castres et de Mazamet, dans le sud du Tarn, il est « difficile de lui dénier la nécessité d’une liaison autoroutière » avec la métropole toulousaine, avait estimé le rapporteur Frédéric Diard lors de l’audience du 11 décembre.
« La Cour confirme cette analyse, reconnaissant l’existence d’une raison impérative d’intérêt public majeur de cette liaison autoroutière, l’absence de solution alternative satisfaisante ainsi que les mesures prescrites par les autorisations environnementales permettant le maintien dans un état de conservation favorable des espèces protégées concernées », a commenté le ministère des Transports dans un communiqué, ce mardi.
Pour rappel, le magistrat avait demandé l’annulation du jugement du tribunal administratif de Toulouse qui, le 27 février, avait stoppé le chantier, le mettant en pause de fin février à fin mai. L’hiver dernier, le tribunal avait invalidé l’autorisation environnementale de l’A69, estimant que ce projet d’autoroute ne présentait pas de Raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM), condition juridique justifiant les atteintes à l’environnement causées par ce type d’infrastructure.
À la demande de l’État et du constructeur et futur concessionnaire Atosca, la cour administrative d’appel avait néanmoins autorisé le 28 mai la reprise du chantier, en attendant de se prononcer ce mardi. Il peut désormais se poursuivre pleinement.

