Tunisie

Classement des pays arabes : la Tunisie dépasse la moyenne mondiale en emploi

La Tunisie se classe 9e parmi les pays arabes avec une moyenne d’environ 44 heures travaillées par semaine, dépassant ainsi la moyenne mondiale d’environ 38,7 heures. En 2025, le taux de chômage en Tunisie est estimé à environ 15 %, ce qui influence la dynamique du travail et la participation à l’activité économique.


Selon les données les plus récentes au niveau international, la durée moyenne de la semaine de travail dans les pays arabes varie considérablement, ce qui reflète des législations différentes, des structures économiques diverses et des dynamiques sociales qui diffèrent d’un État à l’autre. La Tunisie se trouve légèrement au-dessus de la moyenne mondiale, rivalisant avec plusieurs pays de la région concernant les heures de travail significatives. La moyenne mondiale des heures de travail hebdomadaire est d’environ 38,7 heures, selon l’Organisation internationale du travail (OIT). Dans le monde arabe, certains pays affichent des semaines de travail bien supérieures à cette moyenne, tandis que d’autres sont en dessous. Les estimations de World Population Review indiquent que des pays comme le Soudan (~50,8 h), les Émirats arabes unis (~48,4 h), la Jordanie (~47,8 h) ou le Qatar (~46,8 h) comptent parmi les plus élevés en heures de travail dans le monde arabe, alors que le Yémen (~25,9 h) et l’Irak (~30,4 h) se situent nettement sous cette moyenne.

La Tunisie se classe en 9e position parmi les pays arabes en termes d’heures travaillées par semaine, avec une moyenne d’environ 44 heures. Ce chiffre la place au-dessus de la moyenne mondiale (environ 38,7 h) et dans une fourchette similaire à plusieurs pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, selon les données récentes de World Population Review. Il convient de contextualiser cette donnée dans un cadre économique tunisien spécifique : le marché de l’emploi fait face à des taux de chômage élevés (environ 15 % en 2025), en particulier chez les jeunes et les diplômés, ce qui influence la dynamique du travail et la participation à l’activité économique.

Plusieurs éléments expliquent les grandes disparités observées entre les pays arabes. Tout d’abord, les structures économiques variées : des économies très dépendantes des hydrocarbures, des services ou du secteur informel impactent les heures de travail. En ce qui concerne les législations du travail, certains pays imposent légalement des durées de travail plus longues, tandis que d’autres adaptent ces durées selon les secteurs. En ce qui concerne les effets socio-culturels et la productivité, il est crucial de noter que travailler plus d’heures ne conduit pas toujours à une productivité accrue, un enjeu persistant dans plusieurs pays de la région, y compris en Tunisie.

Être au-dessus de la moyenne mondiale témoigne d’une forte implication des travailleurs tunisiens, mais cela pose également des défis. La durée moyenne de travail indique un engagement professionnel comparable à celui observé au Maroc ou au Koweït. Cependant, ces heures de travail ne se traduisent pas nécessairement par une productivité élevée ou une amélioration des conditions de vie, dans un contexte de chômage structurel et de salaires modestes.